Monde Le parc d'attractions Disneyland Paris se retrouve au cœur d'une polémique suite à la plainte pour discrimination de l'association Unapei. Selon nos confrères français de Libération, l'Union Nationale des Associations de Parents d'Enfants Inadaptés a reçu dix témoignages de familles scandalisées par les pratiques du parc envers les personnes handicapées.

Au pays de Mickey, les handicapés font-ils l'objet de discrimination ? L'Unapei et les Papillons blancs d'Epernay ont conclu que oui après avoir enquêté en caméra cachée. Dans un communiqué, l'association annonce déposer plainte devant le tribunal correctionnel de Paris. "Pour la première destination touristique européenne et française, il est intolérable de voir de telles pratiques discriminatoires institutionnalisées".

Entrée par la sortie et nombre limité d'handicapés

Le principal grief reproché au parc est la stigmatisation automatique des personnes handicapées. Les personnes porteuses de handicap mental visible, même si elles sont autonomes, ne peuvent prendre place dans une attraction via l'entrée "normale". Elles doivent se déclarer comme handicapé à l'accueil du parc et entrer, munies du pass "accessibilité", par la sortie avec les personnes en fauteuil roulant.

Un témoignage dévoile une autre pratique du parc parisien. "Ma soeur handicapée s’est vue refuser l’accès au bateau du "Mississippi", parce qu’une jeune fille en chaise y prenait place", explique Murielle dans une lettre.

Jusqu'il y a peu, une seule personne handicapée était en effet été admise dans chaque attraction pour des raisons de sécurité.

La sécurité, maître-mot chez Disney

La direction du parc invoque en effet la sécurité des passagers face à ces reproches. Daniel Delcourt, directeur général adjoint en charge des opérations, explique que si les handicapés doivent accéder à une attraction par une entrée spécifique, c'est pour éviter tout problème en cas d'évacuation. "Nous devons les reconnaître et savoir où elles se trouvent dans l’attraction".

Et concernant le nombre limité dans chaque attraction? "Nous avons assoupli la règle sur ce point, preuve que nous sommes ouverts à la discussion. Désormais, dans le Carrousel, il peut y avoir cinq personnes handicapées à la fois…"