Au total, 77,28% des votants de ce micro-pays à forte tradition catholique ont approuvé l'option de donner aux femmes le libre choix d'avoir recours à l'IVG jusqu'à douze semaines de grossesse et après ce délai en cas de menace pour la vie de la mère ou de malformations détectées chez le foetus.

Saint-Marin était l'un des derniers Etats d'Europe - avec Malte, l'Andorre et le Vatican - à entièrement interdire l'avortement, même en cas de viol, d'inceste, de maladie du foetus ou de danger pour la mère.

Au total, 35.411 électeurs étaient appelés à voter, dont un tiers à l'étranger. Le taux de participation s'est élevé à 41,11%.

Le référendum, dont le résultat est contraignant et non purement consultatif, a été organisé à l'initiative de l'Union des femmes saint-marinaises (UDS), une association féministe des années 70/80 ressuscitée en 2019.

Actuellement, l'avortement est un crime passible d'une peine de prison allant jusqu'à trois ans pour la femme et six ans pour le médecin qui le pratique. Mais, dans les faits, il n'y a jamais eu de condamnations car les Saint-Marinaises se rendent en Italie pour avorter, contournant ainsi la loi.