Les relations entre voisins peuvent parfois s'avérer très compliquées. Cyrielle Molinier, une Toulousaine, vient d'en faire l'expérience. En 2019, elle achète une maison datant de 1860 dans le sud-ouest de la ville. Mais peu de temps après son acquisition, son voisin coule une chape et commence à construire les murs d'un garage à trois centimètres de ses fenêtres.

"Je n’ai pas pu me rendre à la visite du bien la veille de la signature de l’acte mais l’agent immobilier y était et ne m’a rien dit", dénonce-t-elle dans les colonnes du Parisien. Cyrielle n'avait pourtant aucune raison de s'en faire puisque le terrain de son voisin était classé zone verte protégée et non constructible. Néanmoins en 2018, le voisin a réussi à obtenir l'autorisation de construire ce qui devait être à l'origine un cabinet médical, malgré une pétition de quartier. Cyrielle Molinier a donc contacté son voisin dans l'espoir de trouver un compromis. "Il a consenti à modifier le permis pour faire des puits de lumière autour des fenêtres. Reste que les autres murs collés aux nôtres entraînent des problèmes d’humidité énormes."

Désemparée, Cyrielle a tenté de se rétracter mais sans succès. "La notaire a dit qu'il n'y avait pas de retour en arrière possible, sauf à repayer 20 000€ de frais notariés, ou revendre la maison à l'ancienne propriétaire". Après deux ans de litige, la situation n'a pas évolué d'un poil. L'affaire sera donc prochainement portée au civil. De son côté, la Mairie de Toulouse s'est dite sensible et attentive au problème que rencontre la Toulousaine. "Elle va d’ailleurs demander au propriétaire un droit de visite du chantier, pendant les travaux afin de vérifier que ceux-ci sont bien conformes au permis de construire délivré."

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