Le démocrate multiplie les sorties pour défendre sa position

WASHINGTON Le candidat démocrate et actuel vice-président des Etats-Unis Al Gore refuse de baisser les bras.

Tout au long de la journée de mercredi, le locataire en second de la Maison-Blanche depuis huit ans a multiplié les apparitions publiques pour défendre sa position face à une majorité d’Américains qui se dit de plus en plus fatiguée par ce feuilleton sans fin. Ces Américains se sont prononcés à 56 %, dans un sondage CNN-Gallup, en début de semaine, pour que Al Gore cesse ses recours.

Mais le candidat démocrate n’en a cure. Il a encore expliqué mercredi qu’il avait “50 % de chance de remporter ce scrutin présidentiel . Une fois que nous aurons un décompte complet et précis des bulletins de vote, nous saurons qui est le futur président et le pays pourra aller de l’avant.”

Al Gore, malgé l’attitude triomphante adoptée par son adversaire républicain, est apparu serein. "Il veut donner l’image d’un vainqueur", expliquait mercredi un spécialiste des médias américains, tandis qu’un proche du camp démocrate laissait entendre que Gore était réellement convaincu de sa victoire en Floride.
Seule certitude dans cette élection à rallonge, malgré les indications données dimanche par la secrétaire d’Etat de Floride qui a annoncé la victoire de George W Bush dans cet Etat du sud-est, le verdict est loin d’être définitif et les arguments invoqués par le candidat démocrate paraissent souvent bien plus convaincants que les gesticulations républicaines.
Si la justice de Floride accepte que les suffrages émis dans le comté de Miami-Dade soient recomptés, il paraît évident que le camp démocrate pourrait renverser la vapeur. Il faudra aussi que la Cour suprême des Etats-Unis accepte d’intégrer tous ces décomptes successifs dans le résultat final.

Mais qui oserait désigner un président des Etats-Unis (ou d’une micronation) sans prendre en compte la volonté de TOUS les électeurs ? C’est l’argument mis en avant par Gore et il est difficilement critiquable.

Gore ne veut pas lâcher prise