Pour planter des arbres dans les sables du nord-ouest de l’Inde, l'homme utilise l’irrigation. Ce qui conduit à une catastrophe pour la faune et la flore, note ce vendredi le Times of Inda, relayé par le Courrier international. Selon un institut de recherche, 16 % des dunes ont disparu en près d’un demi-siècle.

Dans l’ouest du Rajasthan, l’une des régions les plus désertiques de l’Inde, “les dunes sont en train de disparaître à grande vitesse, perdant leurs emplacements naturels au profit des activités humaines”, indique le média indien.

L’Institut de recherche fédéral sur les régions arides (Cazri) tire la sonnette d'alarme : “les zones habitées ont transformé la terre aride en terre cultivable au détriment de dunes vieilles de 10000 ans", ce qui a “un impact négatif sur la flore et la faune”.

La volonté de l'homme de verdir le désert par l'irrigation et avec l'eau des nappes phréatiques crée des "dommages irréparables", relaie l'hebdomadaire français d'information. "La plantation d’arbres suivant des plans géométriques divers – en damier ou en lignes parallèles – pour réguler le mouvement des vents empêche la formation de dunes dans des zones éloignées de l’habitat humain".

Le désert du Thar, qui s’étend jusqu’au Pakistan, a perdu 16 % de ses dunes entre 1970 et 2013, indique le Cazri. Cet institut de recherche mène une étude pour déterminer "si la rapidité avec laquelle les terres irriguées grignotent le désert ne va pas, a contrario, faire venir le sable dans les villages nouvellement implantés."

Clôtures brise-vent et brins d’herbe

Pour rétablir des dunes, le Cazri a lancé différents projets. Il tente de reformer ces dunes à l'aide de clôtures et de brise-vent, ou en plantant des brins d’herbe sur 400 000 hectares de désert aux portes des villes de Jodhpur, Jaisalmer et Bikaner, au nord-ouest de l'Inde. Des dispositifs qui ont déjà "réduit la vitesse des vents et l’impact des vents de sable dans les zones habitées."