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Seul le "site de vie", où se trouvait la majorité des otages, a été neutralisé

ALGER L'assaut mené par les forces spéciales de l'armée algérienne n'a permis dans un premier temps que de contrôler une partie du complexe, a rapporté l'agence nationale APS.

Des sources de la préfecture régionale d'Illizi avaient d'abord annoncé à l'APS la fin de l'assaut. Elles ont précisé par la suite que seul le "site de vie", où se trouvait la majorité des otages, était neutralisé tandis que les forces de sécurité encerclaient encore l'usine du complexe, situé à quelque 1300 km au sud-est d'Alger et exploité par le Britannique BP, le Norvegien Statoil et l'Algérien Sonatrach.

Seuls des bilans partiels des victimes de l'assaut et des personnes libérées ont été fournis officiellement.

Fin de l'opération

L'assaut mené par les forces spéciales de l'armée algérienne pour libérer les otages d'un groupe islamiste depuis mercredi sur un site gazier du centre-est de l'Algérie, a pris fin jeudi soir, selon la préfecture régionale citée par l'agence nationale APS.

Aucun bilan sur cette opération n'a été donné de source officielle.
Des centaines de travailleurs algériens et une quarantaine d'étrangers avaient été pris en otages mercredi par un groupe lié à Al-Qaïda sur le site d'In Aménas, dans le centre-est de l'Algérie.

Le ministre de la Communication Mohamed Saïd avait annoncé deux heures plus tôt (vers 18H00 GMT) que plusieurs personnes avaient été tuées lors de l'opération et de nombreux otages libérés.

Selon le ministre, cette attaque est l'oeuvre d'une "multinationale terroriste qui vise à impliquer" l'Algérie dans le conflit malien, "déstabiliser" l'Etat algérien, et "détruire son économie" qui tire son financement des recettes des hydrocarbures.

Le groupe ayant revendiqué la prise d'otage a indiqué notamment dans un communiqué qu'il agissait en représailles à l'intervention contre les islamistes armés au Mali par l'armée française, dont les avions ont été autorisés par l'Algérie à survoler son territoire.

Le ministre a également indiqué que le gouvernement algérien était en "contact permanent" avec les pays dont des ressortissants étaient entre les mains des ravisseurs, pour les "tenir informés" de l'évolution de la situation.

Plusieurs grandes puissances, dont des ressortissants se trouvaient sur le site, ont critiqué l'opération de l'armée algérienne ou exprimé leur vive inquiétude.

Les attaquants islamistes venus de Libye

Le groupe d'islamistes qui a attaqué le site gazier du Sahara algérien venait de Libye, a annoncé jeudi soir le ministre de l'Intérieur algérien Dahou Ould Kablia.

"Selon toutes les informations que nous avons, le groupe terroriste qui a attaqué le site pétrolier à In Aménas est venu de Libye", a déclaré le ministre à Echorouk en ligne, quotidien arabophone algérien. Il avait déclaré la veille que ce groupe venait des environs.

© La Dernière Heure 2013