Des chercheurs sud-africains ont découvert un nouveau variant du coronavirus, Omicron, avec un nombre de mutations inhabituellement élevé et qui serait très transmissible, provoquant une panique mondiale et l'annulation de nombreux vols internationaux. L'Organisation mondiale de la santé l'a classé vendredi comme "préoccupant".

On ignore actuellement d'où provient ce variant mais des chercheurs sud-africains ont été les premiers à annoncer cette découverte le 25 novembre. À cette date, des cas avaient été détectés à Hong Kong et au Botswana. Un jour plus tard, Israël et la Belgique ont suivi.

La vitesse à laquelle augmentent les nouveaux cas quotidiens de Covid en Afrique du Sud, dont une majorité sont déjà liés à l'Omicron, fait penser qu'elle pourrait être due à la transmissibilité du nouveau variant.

À en juger par certains cas de réinfections, "plus nombreux que lors des vagues précédentes", il est possible que le variant échappe à l'immunité, selon M. Moshabela, qui fonde ses observations sur les toutes premières données. Cela pourrait réduire l'efficacité des vaccins, dans une mesure qui reste à déterminer.


Cas en Europe

Deux cas de contaminations au variant Omicron ont été constatés en Allemagne, a confirmé samedi le ministre bavarois de la Santé. Le ministre régional, Kai Klose, avait indiqué plus tôt dans la journée que le variant Omicron était, "selon toute vraisemblance, déjà présent en Allemagne". Ce nouveau variant du coronavirus, détecté pour la première fois jeudi en Afrique du Sud, est jugé "préoccupant" par l'OMS. Deux cas ont également été détectés au Royaume-Uni et un en Belgique.

Un premier cas du variant Omicron du coronavirus a été détecté en Italie, a annoncé samedi soir l'Institut supérieur de la santé (ISS), qui dépend du gouvernement italien. "L'échantillon positif" a été prélevé sur un patient "en provenance du Mozambique", a précisé l'ISS dans un communiqué. "Le patient et les membres de sa famille sont en bonne santé".

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé samedi durcir les mesures d'entrée dans son pays afin de ralentir la propagation du variant Omicron du coronavirus, dont deux cas ont déjà été détectés au Royaume-Uni.

En raison du nouveau variant, "nous devons maintenant aller plus loin et mettre en place un nouveau régime de tests", a déclaré le dirigeant lors d'une conférence de presse, "nous demanderons à toute personne entrant au Royaume-Uni de passer un test PCR" deux jours après son arrivée "et de s'isoler jusqu'à ce qu'elle ait le résultat".

Premier cas tchèque du nouveau variant Omicron du Covid-19.

L'hôpital régional de Liberec, dans le nord de la République tchèque, a annoncé samedi à la télévision la découverte de la souche du nouveau variant Omicron sur une patiente atteinte du Covid-19. "Nous pouvons confirmer que la souche est confirmée", a déclaré un porte-parole de l'établissement, Vacla Ricar, à la télévision tchèque.

Soixante-et-un passagers en provenance de deux vols d'Afrique du Sud ont été testés positifs au Covid-19 à leur arrivée à Amsterdam, a annoncé samedi l'autorité sanitaire néerlandaise, qui analyse les résultats à la recherche du nouveau variant Omicron. "Nous savons maintenant que 61 des résultats étaient positifs et 531 négatifs", a annoncé l'autorité sanitaire néerlandaise (GGD), précisant que le variant Omicron se trouvait "probablement" parmi 61 passagers.


Des Belges quittent l'Afrique du Sud "comme des criminels"

Le regard embué, entre frustration et soulagement, Valérie Leduc quitte le guichet de l'aéroport de Johannesburg un sésame en poche: enfin, une place sur un vol retour vers la Belgique, via Addis Abeba, dans trois jours.

Les voyageurs en Afrique du Sud, pressés de rentrer chez eux, se démènent pour trouver la formule pour contourner les restrictions tombées en cascade après la découverte annoncée jeudi d'un nouveau variant effrayant du Covid, baptisé Omicron. Cette Belge de 30 ans se pose dans un café du terminal avec son ami Sander Verstraelen et passe en revue leurs dernières 24 heures, ultra-stressantes. "On avait l'impression d'être des criminels", a raconté la jeune femme à l'AFP. Leur vol initial vers Anvers transitait par Zurich. Or la Suisse a fermé ses portes à tous les non-citoyens en provenance d'Afrique du Sud, même en correspondance. Leurs nouveaux billets leur ont coûté mille euros chacun. Au café, d'autres tentent frénétiquement de joindre leurs consulats ou agences de voyage. Ces naufragés échangent anecdotes et prises de portables. Beaucoup vont transiter via d'autres pays africains comme l'Éthiopie ou la RDC, qui n'ont pas encore mis l'Afrique du Sud au ban, jonglant entre exigences complexes, notamment des tests PCR de dernière minute. (Belga)