Cet avocat est déjà le conseil de trois premières plaignantes, âgées de 23 à 28 ans, d'anciennes compagnes du rappeur parisien de 25 ans.

Toutes trois ont porté plainte début septembre, entraînant l'ouverture d'une enquête pour "violences volontaires", "agressions sexuelles" et "menaces de mort", confiée à la police judiciaire parisienne.

Une quatrième femme a porté plainte le 11 septembre.

La cinquième plaignante est "une jeune femme dans la moyenne d'âge des autres plaignantes", qui voyait "occasionnellement" le rappeur, selon Me Stumm.

Me Thibault Stumm a par ailleurs indiqué à l'AFP avoir été contacté par une "ancienne victime". "Cette personne avait déposé plainte en 2011 (...) pour des faits de 'violences'. Elle avait retiré sa plainte à la suite de pressions subies de la part de Moha La Squale et de sa famille", a-t-il rapporté.

Contactée par l'AFP, Me Elise Arfi, l'avocate de l'artiste, n'a pas répondu dans l'immédiat.

Le rappeur doit par ailleurs être jugé en mars pour un refus d'obtempérer aggravé, outrage à personne dépositaire de l'autorité publique et rébellion. Il avait été interpellé en juin à la suite d'un contrôle routier, les policiers ayant constaté qu'il faisait l'objet d'un mandat de recherche pour un "rodéo à moto" un mois auparavant.

Moha La Squale a été l'une des grandes révélations de l'année 2018 avec son premier album "Bendero", plébiscité par le public (disque d'or, plus de 50.000 exemplaires vendus) et par la critique.

Nommé aux Victoires de la musique 2019, l'artiste charismatique aux cheveux longs, passé par le Cours Florent, s'était fait repérer avec des "freestyles" postés sur Facebook et YouTube. Il y racontait la rue, son quotidien et sa vie de dealer, qui l'avait conduit en prison.

A la suite de ces accusations, la marque de vêtements Lacoste a mis fin à sa collaboration avec l'artiste ainsi qu'avec Roméo Elvis, également accusé d'agression sexuelle.