L'information avait surpris la semaine dernière : en plus des tests PCR classique, la Chine s'est mise à utiliser des tests rectaux afin de dépister le Covid. Jugés "plus fiables", ces tests ont été pratiqués dès mars sur des personnes à risques, et plus récemment sur des voyageurs en provenance de l'étranger. Si cette méthode a beaucoup surpris, la Chine n'est pourtant pas le seul pays à l'utiliser. Comme l'explique le Huffington Post , l'Espagne s'y est mise également.

En Galice, une région du nord de l'Espagne, certains patients se font à présent dépister via un test anal, a expliqué le ministre de la Santé de la région au journal El Correo. Il ne s'agit toutefois pas d'un procédé très courant étant donné qu'il n'est réservé qu'aux personnes intubées et dans un état critique, qui ne peuvent donc pas subir de tests nasopharyngé. Actuellement, seule la Galice a recourt à ce procédé en Espagne.

Quelle utilité?

On peut se questionner sur l'utilité de faire des prélèvements dans le tube digestif pour un virus qui se loge dans les voies respiratoires. Toutefois, selon des médecins chinois, le dépistage par voie anale "permet d'augmenter le taux de détection des personnes infectées". En effet, le coronavirus est non seulement présent dans les selles, mais il y resterait plus longtemps que dans les voies respiratoires, ce qui permettrait d'éviter les faux négatifs. 

Il n'empêche que ce type de test est loin de faire l'unanimité auprès des patients.