"Je ne voudrais pas que des individus isolés ou des gens qui vont vers les extrêmes puissent, en quelque sorte, faire oublier le reste", a-t-il ajouté dans un entretien au Dauphiné Libéré.

"Ne laissons pas des faits isolés, des individus ultraviolents, comme il y en toujours quelques-uns dans les manifestations aussi, prendre possession du débat public: ils ne le méritent pas", a exhorté le chef de l'Etat, giflé mardi à la mi-journée par un homme lors d'un déplacement à Tain-l'Hermitage (Drôme).

Appelant à "relativiser cet incident qui est, je pense, un fait isolé", M. Macron a souligné la nécessité de "respecter les fonctions dans la République".

"Les fonctions, quelles qu'elles soient, sont plus grandes que nous et ne doivent pas faire l'objet d'agression particulière", a-t-il plaidé, en faisant le parallèle avec les cas d'agressions de maires qui ont scandé l'actualité ces derniers mois.

"C'est de la bêtise. Et quand la bêtise s'allie à la violence, c'est inacceptable", a-t-il tancé dans la soirée, en se livrant à un long bain de foule à Valence en compagnie de son épouse Brigitte.

Quant à d'éventuelles appréhensions à retourner au contact des Français, M. Macron a dit n'en nourrir "aucune". "Moi je continuerai à aller partout", a-t-il assuré.

"Je vais toujours au contact, à portée d'engueulade comme je dis. Et j'y tiens. Les gens m'expriment leur colère, parfois leur désarroi et je suis toujours là", a-t-il insisté, appelant à "ne rien céder à la violence".