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Donald Trump et Boris Johnson se sont rencontrés dimanche matin au G7 pour la première fois depuis l'arrivée au pouvoir du Premier ministre britannique, qui pour le président américain est "l'homme qu'il faut" pour conduire le Brexit.

"C'est l'homme qu'il faut pour faire le travail", a dit M. Trump, promettant de nouveau à la Grande-Bretagne un "très grand accord commercial, rapidement, plus grand qu'il n'y a jamais eu" après le Brexit.

Avec une accolade chaleureuse à son homologue américain, Boris Johnson a aussi affirmé que les deux pays concluront un "fantastique accord commercial une fois les obstacles écartés", selon des images officielles de la rencontre.

Le Royaume-Uni a besoin de conclure un ambitieux accord commercial avec les Etats-Unis pour compenser sa sortie de l'Union européenne du fait du Brexit.

"C'est l'homme qu'il faut pour faire le travail, je le dis depuis longtemps" même si "cela n'a pas fait plaisir à sa prédecesseure...", a lancé le président américain à propos du Britannique.

Il a aussi affirmé qu'aucun de ses alliés ne lui avait reproché l'escalade de sa guerre commerciale avec la Chine, malgré les critiques la veille d'Emmanuel Macron.

"Non, ce que (la Chine) a fait est scandaleux. personne ne me dirait cela", a lancé M. Trump, alors que les marchés financiers ont chuté après l'annonce de nouvelles taxes américaines sur les produits chinois.

Le président américain a aussi annoncé que les Etats-Unis étaient "très proches" d'un accord commercial "majeur" avec le Japon sur lequel les deux pays travaillent depuis 5 mois".

Juste avant son petit déjeuner avec le Britannique, Donald Trump a défendu sa politique économique et commerciale et s'est félicité de la bonne ambiance du sommet de Biarritz.

"Avant mon arrivée en France les médias mensongers disaient que les relations avec les 6 autres pays du G7 étaient très tendues et que le sommet serait un désastre" mais "nous avons de très bonnes réunions, les leaders s'entendent bien et notre pays va très bien", a-t-il affirmé.

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Johnson dit à Trump qu'il est en faveur d'une "paix commerciale"

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré dimanche à Donald Trump que son pays était en faveur d'une "paix commerciale" et du libre-échange, alors que la guerre commerciale s'exacerbe entre Etats-Unis et Chine.

"Pour faire état d'une petite et innocente remarque sur notre position sur la guerre commerciale, nous sommes en faveur d'une paix commerciale dans l'ensemble," a déclaré M. Johnson devant la presse, en félicitant le locataire de la Maison Blanche de la force de l'économie américaine.

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Les revendications de Johnson avant leur rencontre

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, dont le pays est en train de quitter l'Union européenne et qui cherche à resserrer ses liens avec les Etats-Unis, a pressé samedi Donald Trump de lever les "obstacles" pour les entreprises britanniques aux Etats-Unis.

"Il y a encore des obstacles considérables aux Etats-Unis pour les entreprises britanniques qui restent incompréhensibles", a déclaré M. Johnson à la presse, évoquant des interdictions pesant sur différents produits britanniques, allant des bacs de douche aux tourtes au porc. Le Royaume-Uni cherche à se rapprocher des Etats-Unis pour compenser sa sortie de l'Union européenne du fait du Brexit, et les deux pays seraient en train de négocier un accord commercial. "Il y a une opportunité énorme pour la Grande-Bretagne, mais nous devons comprendre que ça ne va pas être de tout repos", a déclaré M. Johnson, qui va rencontrer M. Trump dimanche en tête-à-tête au sommet du G7, une rencontre qui devrait en grande partie être consacrée aux questions commerciales. Il s'agira de la première rencontre entre les deux hommes depuis que M. Johnson, fervent partisan du Brexit, a été désigné Premier ministre d'un pays en plein psychodrame à cause de la rupture prochaine avec l'UE, son premier partenaire économique jusqu'ici. "Il est très important, si nous passons un superbe accord de libre échange, que ce soit un libre échange qui profite aux entreprises britanniques", a-t-il déclaré, citant l'exemple des tourtes au porc, un pâté en croute typiquement britannique, qui sont par exemple vendues en Thaïlande ou en Islande selon lui, "mais qui actuellement ne peuvent pénétrer le marché américain".

"Il y a des opportunités massives pour les entreprises britanniques", a dit le dirigeant. "Nous essayons de les saisir, mais il va falloir que nos amis américains s'engagent et s'ouvrent, car pour l'instant il y a trop de restrictions". Donald Trump est lui même un fervent défenseur des intérêt des entreprises américaine, il se montre intraitable dans leur défense. Il est entré dans une guerre commerciale avec la Chine, et a par exemple récemment menacer de taxer le vin français pour contrer une taxe votée en France sur les géants américains du numérique.