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Embouteillages infernaux, impôts injustes... la correspondante du Wall Street Journal à Bruxelles ironise sur les dysfonctionnements de notre pays


BRUXELLES Le journaliste de Libération Jean Quatremer a donné des (mauvaises) idées à la sphère journalistique avec son article devenu célèbre "Bruxelles pas belle". En effet, une correspondante du Wall Street Journal vient à son tour de se moquer de notre pays. Comment ? En ironisant sur les nombreux dysfonctionnements que nous connaissons chez nous.

La journaliste américaine Frances Robinson dresse un portrait peu flatteur de la Belgique dans son article au nom évocateur de "EU Guide to Broken Belgium" ("Un guide-UE pour une Belgique fauchée"). Elle revient sur divers problèmes que connaît notre pays. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que tout y est passé au peigne fin. "Pauvre Belgique", assure-t-elle.

Des embouteillages infernaux

Le premier constat que fait la journaliste américaine concerne la circulation dans la capitale. "La circulation est si mauvaise que ça leur coûte deux pour cent du produit intérieur brut", dit-elle. Bref, un bien lourd fardeau pour l'économie belge.

Un sérieux manque de compétitivité

"Vous n'êtes vraiment pas concurrentiels", fustige Frances Robinson. Elle remet ce manque de compétitivité sur le compte d'une dette publique trop élevée, d'un index aussi malsain qu'inutile et de normes salariales jamais respectées.

La vie y est trop chère !

La journaliste américaine évoque ensuite le coût de la vie à Bruxelles. Pour elle, "les prix de l'électricité, du gaz et de nombreux autres biens et services sont plus élevés en Belgique que dans d'autres États membres". Évidemment, cela n'est pas pour attirer sociétés et entreprises.

Les impôts, cet abcès

Frances Robinson le stipule: "La Belgique a l’un des systèmes d’imposition les plus injustes au monde. Alors que la Belgique a fait des efforts pour réduire la charge fiscale globale sur le travail, le taux d'imposition implicite est toujours parmi les plus élevés de l'UE pour la plupart des types de travailleurs".

Une politique d'immigration mal menée

Il ne fait pas bon être un immigré en Belgique d'après la journaliste américaine. "Ils sont totalement laissés au dépourvu."

Ajoutez à cela un taux de chômage des plus criants et une politique environnementale qui est un échec, et vous aurez vite compris que la Belgique telle qu'elle est dépeinte par Frances Robinson est des plus sombres.

Voilà en tout cas une nouvelle claque au visage de ceux qui essaient de mettre notre pays sur de bons rails...

© La Dernière Heure 2013