Placé en détention provisoire, il est soupçonné d'"homicide sexuel avec circonstances aggravantes", a déclaré le parquet de Berlin dans un tweet, disant par ailleurs soupçonner "un contexte de cannibalisme".

D'après le quotidien populaire Bild, le suspect est un professeur de mathématiques et de sciences physiques.

Sa victime présumée, Stefan T., un employé du bâtiment de 44 ans, était porté disparu depuis début septembre après avoir été vu une dernière fois quittant son appartement, selon la police, qui avait lancé un appel à témoins, mais sans succès.

C'est le 8 novembre que des promeneurs ont découvert des ossements dans un parc de Pankow, au nord-est de Berlin, qui se sont avérés être des restes humains. L'analyse médico-légale a permis d'identifier le disparu.

"Sur la base des ossements retrouvés, sans aucune chair, et d'autres preuves, nous soupçonnons fortement que Stefan T. a été victime de cannibalisme", a dit un policier à Bild.

Les enquêteurs auraient aussi saisi des messages sur un forum en ligne prouvant que les deux hommes avaient convenu d'un rendez-vous.

L'affaire rappelle le cas de Detlev Günzel, un ancien commissaire de police, reconnu coupable d'avoir tué et dépecé, manifestement à sa demande, un homme rencontré sur un site internet de fétichistes de l'anthropophagie. Aucune preuve n'a permis d'établir qu'il avait mangé sa victime.

Un autre cas qui avait glacé l'Allemagne au début des années 2000 est celui d'Armin Meiwes, surnommé "le cannibale de Rotenbourg", condamné à la perpétuité en 2006 pour un homicide suivi d'anthropophagie.