Cet homme, qui se présente comme né au Pakistan et âgé de 18 ans, selon les premiers éléments de l'enquête, "assume son acte qu'il situe dans le contexte de la republication des caricatures (du prophète Mahomet par Charlie Hebdo, ndlr) qu'il n'a pas supporté", a ajouté l'une de ces sources.

La garde à vue du deuxième suspect levée, un autre homme en garde à vue

La garde à vue du deuxième suspect dans l'attaque au hachoir à Paris commise vendredi, devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, a été levée dans la nuit car l'homme qui se trouvait à proximité du lieu de l'attaque a été mis "hors de cause", a affirmé samedi à l'AFP une source judiciaire.

La garde à vue de ce deuxième suspect a été "levée à 23h30" selon la source judiciaire.

Selon une source proche du dossier, son récit qui "consiste à dire qu'il a été témoin, a poursuivi l'auteur et a ensuite été menacé, a été corroboré par l'enquête".

Selon la source judiciaire, un "ancien colocataire du principal suspect quand il résidait dans un hôtel social" à Cergy (Val-d'Oise) a été placé à son tour en garde à vue vers 23h00 vendredi.

Cela maintient à sept le nombre de gardes à vue en cours samedi matin: tout d'abord, le principal suspect, arrêté par la police place de la Bastille à la mi-journée vendredi, un homme né au Pakistan et âgé de 18 ans. Il était arrivé en France encore mineur il y a trois ans.

Ensuite, cinq hommes qui se trouvaient dans l'un des domiciles présumés du principal suspect, à Pantin (Seine-Saint-Denis).

Deux domiciles présumés du principal suspect ont en effet été perquisitionnés, celui de Cergy et celui de Pantin.

L'attaque, qui a fait deux blessés graves, intervient en plein procès de l'attentat meurtrier qui avait visé l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo en janvier 2015.

Le parquet national antiterroriste (Pnat) a été saisi d'une enquête pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste", confiée à la brigade criminelle et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

"Manifestement c'est un acte de terrorisme islamiste", a estimé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur France 2, déplorant "une nouvelle attaque sanglante contre notre pays".

Depuis la vague d'attentats djihadistes sans précédent amorcée en 2015 en France et qui a fait 258 morts, plusieurs ont été perpétrés à l'arme blanche, notamment à la préfecture de police de Paris en octobre 2019 ou à Romans-sur-Isère (Drôme) en avril dernier.