Le Tunisien de 21 ans, blessé grièvement lors de son arrestation, "n’était présent sur le territoire national que depuis quelques heures. Il est manifestement venu là pour tuer. Comment expliquer sinon pourquoi il s’est armé de plusieurs couteaux à peine arrivé", affirme le ministre.

"Bien sûr, il appartient au procureur antiterroriste de définir quand son projet meurtrier s’est construit. Mais il n’est visiblement pas venu pour obtenir des papiers", a-t-il ajouté. Selon une source proche de l’enquête, Brahim Issaoui est arrivé à Nice mardi et a été repéré par des caméras de vidéosurveillance à proximité de la basilique la veille des faits.

Avec des antécédents judiciaires de droit commun - violence et drogue -, il avait quitté mi-septembre la ville de Sfax, au centre de la Tunisie, où il vivait avec sa famille. Arrivé clandestinement en Europe par l’île italienne de Lampedusa le 20 septembre, il aurait débarqué sur le continent, à Bari, dans le sud de l’Italie, le 9 octobre.

Six personnes sont actuellement en garde à vue dans l’enquête sur cette attaque dans laquelle trois fidèles ont été tués, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.

Le ministre a, par ailleurs, indiqué que "dans quinze jours, la dissolution du CCIF, officine contre la République, sera proposée en Conseil des ministres". "Il y a aujourd’hui une cinquantaine d’associations qui sont regardées par les services de l’État pour une éventuelle dissolution", a-t-il encore précisé.

Le ministre avait annoncé son intention de dissoudre le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) après la décapitation, le 16 octobre, de Samuel Paty, professeur d’histoire dans un collège de Conflans-Saint-Honorine (Yvelines), par un jeune Tchétchène radicalisé.