Monde Les familles peuvent désormais se rendre dans les hôpitaux de Nice pour voir les corps de leurs proches.

Pour la toute première fois depuis l’attentat qui a frappé Nice le 14 juillet, les familles ont pu se rendre dans les hôpitaux de la ville et de la région pour voir les corps des victimes. Un moment particulièrement chargé en émotion, autant pour les proches que pour le personnel hospitalier. En effet, depuis jeudi, leur tâche est particulièrement ardue : beaucoup de corps n’ont pas encore pu être identifiés.

La tâche est extrêmement difficile pour le personnel hospitalier et les enquêteurs, vu le grand nombre de personnes présentes lors du feu d’artifice du 14 juillet à Nice et le nombre de nationalités qui étaient présentes.

En parallèle, le parquet de Paris a annoncé dimanche qu’une dizaine de permis d’inhumer seront délivrés aux familles des victimes de l’attentat de Nice. Ces permis permettront "d’engager, en lien avec les familles et suivant leur volonté et les modalités qu’elles souhaiteront, les premières restitutions de corps", a indiqué le parquet dans un communiqué.

Tous les enfants ont été finalement identifiés mais il reste des adultes qui n’ont pas encore été retrouvés.

Au niveau des blessés : le ministère de la Santé français fait état de 131 personnes toujours hospitalisées, parmi lesquelles 30 enfants. 26 personnes sont encore en réanimation dont cinq enfants. 18 blessés sont actuellement entre la vie et la mort.

Au total, c’est plus de 300 patients qui ont été pris en charge par les services de soin de santé de Nice et de ses environs après la terrible attaque. Un dispositif de prise en charge psychologique a également été mis en place pour venir en aide aux victimes et aux témoins.

Les victimes hospitalisées verront leurs frais de santé entièrement remboursés grâce à un décret paru en janvier permettant aux victimes d’attentats de faire rembourser intégralement leurs soins de santé par une assurance-maladie.

En Belgique, trois personnes sont toujours portées disparues. Il s’agit d’un Géorgien habitant dans la province d’Anvers, d’un Belge d’origine russe nommé Igor Chelechko et d’une Kazakhe s’appelant Nathalia Otto.

La France n’a pas encore officiellement confirmé leur décès mais tout porte à croire qu’ils sont décédés dans l’attaque. "Les autorités françaises veulent être sûres à 100 % avant d’annoncer quoi que ce soit", a expliqué Didier Reynders, le ministre des Affaires étrangères, alors qu’il était en déplacement à Oulan-Bator, la capitale de la Mongolie, où il participe au sommet Asie-Europe.