Le ressortissant tunisien, qui était soupçonné d'avoir eu plusieurs échanges avec l'assaillant, a été relâché sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui à ce stade, a précisé la source judiciaire.

Un adolescent de 17 ans était toujours en garde à vue jeudi. Interpellé mercredi après-midi en Seine-Saint-Denis, il est soupçonné d'avoir été en contact par messagerie avec Brahim Aouissaoui, l'auteur de l'attaque au couteau qui a fait trois morts la semaine dernière.

Au total, 11 personnes ont été placées en garde à vue et 10 relâchées depuis le début de l'enquête, ouverte par le parquet antiterroriste notamment pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et coordonnée par la Sous-direction antiterroriste (Sdat).

Jeudi, le pronostic vital de Brahim Aouissaoui, testé positif au coronavirus, était toujours engagé, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Ce Tunisien de 21 ans, grièvement blessé par balles alors qu'il menaçait les policiers dans l'église après son attaque, n'a toujours pas pu être entendu par les enquêteurs. Il a quitté clandestinement mi-septembre la ville de Sfax, au centre de la Tunisie, où il vivait avec sa famille et travaillait comme réparateur de motos.

Après sa traversée de la Méditerranée et son arrivée sur l'île italienne de Lampedusa, Brahim Aouissaoui aurait été placé en quarantaine avec près de 400 migrants sur le ferry "Rhapsody", selon la presse italienne, avant de débarquer sur le continent à Bari, dans le sud-est de l'Italie, le 9 octobre. Une source proche de l'enquête avait précisé qu'il s'était ensuite rendu en Sicile, avant de rejoindre la France.

L'enquête a pu déterminer qu'il était arrivé à Nice mardi 27 octobre, deux jours avant l'attaque. Tôt le matin des faits, il s'est rendu dans une salle de prière située à quelques centaines de mètres derrière la gare centrale de Nice. Il s'est ensuite dirigé vers la basilique de Notre-Dame-de-l'Assomption, où il a tué deux fidèles et le sacristain.