Le point sur les auteurs présumés des attentats à Paris qui ont fait 129 morts vendredi soir. Sept assaillants sont morts, dont six en se faisant exploser, dans ces attaques perpétrées dans la salle de concerts du Bataclan, dans plusieurs rues du coeur de la capitale et près du Stade de France dans la banlieue nord de Paris.

Des terroristes infiltrés parmi les migrants?

Deux hommes recherchés par la police française dans le cadre des attentats à Paris vendredi ont été enregistrés en Grèce comme demandeurs d'asile cette année, a annoncé la police grecque samedi.

Les autorités françaises ont demandé à leurs homologues grecs de vérifier le passeport et les empreintes digitales d'un de ces hommes, et les empreintes de l'autre, dont ils pensent qu'ils ont été enregistrés en Grèce, principale porte d'entrée dans l'Union européenne pour les réfugiés notamment syriens.

Mais une autre source policière a indiqué plus tard qu'il n'y avait pas encore de lien établi entre cette deuxième personne et un migrant enregistré en Grèce.

Un passeport syrien a été retrouvé près du corps de l'un des sept assaillants morts vendredi soir lors des attentats.

"Nous confirmons que le possesseur du passeport (syrien) est arrivé sur l'île de Leros le 3 octobre où il a été enregistré selon les règles de l'Union européenne", a indiqué le ministre grec de la protection des citoyens Nikos Toskas.

La police française a indiqué que le passeport avait été trouvé "près du corps de l'un des assaillants" ayant participé à l'attaque contre la salle de concerts du Bataclan qui a fait 89 morts.

L'authenticité du passeport était en train d'être vérifiée samedi soir, mais sa découverte montre une possible connexion avec la Syrie, qui est une hypothèse de travail des enquêteurs après les six attaques distinctes dans Paris.

Une source policière grecque a indiqué que le second homme avait également été enregistré en Grèce, la chaîne de télévision Mega ajoutant que cet homme était également sur Leros, au mois d'août.

Les responsables de la sécurité en Europe redoutent depuis longtemps que des jihadistes puissent s'être glissés parmi les centaines de milliers de personnes en provenance de Syrie qui sont arrivées dans l'Union européenne cette année, principalement via les îles grecques.


Deux migrants, enregistrés en Grèce, recherchés par la police

Deux hommes recherchés par la police française dans le cadre des attentats à Paris vendredi ont été enregistrés en Grèce comme demandeurs d'asile cette année, a annoncé la police grecque samedi.

Les autorités françaises ont demandé à leurs homologues grecs de vérifier le passeport et les empreintes digitales d'un de ces hommes, et les empreintes de l'autre, dont ils pensent qu'ils ont été enregistrés en Grèce, principale porte d'entrée dans l'Union européenne pour les réfugiés notamment syriens.


Un terroriste refoulé du Stade de France

Libération répercute une information du Wall Street Journal, selon laquelle "au moins un des kamikazes qui a sévi hier aux alentours du Stade de France avait un ticket pour le match France-Allemagne. Il aurait été refoulé à l'entrée à cause de sa veste bourrée d'explosifs. En étant repoussé par la sécurité, il aurait actionné le détonateur."


Un terroriste se fait sauter en passant la commande

Si c'est l'attentat qui est passé le plus inaperçu parmi les événements tragiques de ce vendredi soir - n'ayant coûté la vie qu'à une personne -, son scénario n'en fait pas moins froid dans le dos. "Un kamikaze s'est fait exploser à 21h41 à la terrasse du bistrot Comptoir Voltaire, au 253 boulevard Voltaire, à deux pas de la place de la Nation", détaille L'Express. Et, selon le récit du responsable du café au média français, "le terroriste s'est installé tranquillement dans le café. C'est lorsqu'il a passé la commande qu'il s'est fait sauter."



Un Français connu des services de renseignement également identifié

François Molins, procureur de la république de Paris, a tenu une conférence de presse à 19 heures ce samedi. Il a précisé qu'"un terroriste auteur de la prise d'otage au Bataclan avait été formellement identifié".

"Il est né le 21 novembre 1985 dans l'Essonne, connu de la justice pour des délits de droit commun. Il n'avait jamais été incarcéré. Il a fait l'objet, en 2010, d'une fiche S pour radicalisation", a-t-il confirmé.

Selon certaines sources, une Clio à l'immatriculation DR-371-DT est activement recherchée. Le véhicule aurait été vu à Boulogne-Billancourt.



Un homme arrêté en Allemagne

Le lien entre un homme arrêté en Allemagne la semaine dernière en possession d'armes automatiques et d'explosifs et les attentats de Paris est "fondé", a assuré samedi le ministre-président de Bavière, Horst Seehofer.

"Il y a une hypothèse fondée qu'il y a un lien possible avec la chose", a déclaré M. Seehofer, lors d'un rassemblement de la CSU, le parti conservateur qu'il dirige. La police judiciaire avait confirmé auparavant l'arrestation d'un homme le 5 novembre en Bavière, qui cachait dans son véhicule "plusieurs mitraillettes, revolvers et des explosifs". Le porte-parole de la police avait toutefois refusé de confirmer à l'AFP un lien avec les attentats survenus à Paris vendredi, expliquant ne pas pouvoir dire "ce qu'il avait l'intention de faire avec ses armes".

Selon le site de l'hebdomadaire allemand Focus, l'homme en question viendrait du Montenegro et aurait gardé le silence lors de sa garde à vue, sans prendre d'avocat pour se défendre. Pour M. Seehofer, l'arrestation "montre à quel point il est important que nous sachions avec clarté qui est dans notre pays et qui circule à travers notre pays".

En tant que chef de la CSU, élément clé de la majorité parlementaire d'Angela Merkel, M. Seehofer s'est vigoureusement opposé à sa politique d'ouverture des frontières aux réfugiés. Sa région de Bavière est celle par laquelle transitent le plus de migrants venus depuis l'Autriche. Il en a profité pour réitérer son appel à un renforcement des contrôles aux frontières, aussi bien aux frontières externes qu'à l'intérieur de l'Europe. L'Allemagne vient d'ailleurs de prolonger ses contrôles aux frontières jusqu'à février.