La mairie de Kiev a imposé un couvre-feu de 35 heures à partir de mardi soir dans la capitale ukrainienne qui vit un "moment dangereux et difficile", a annoncé le maire Vitali Klitschko.

"Aujourd'hui est un moment difficile et dangereux", a déclaré sur Telegram l'ancien champion du monde de boxe, après que Kiev a été bombardée à plusieurs reprises mardi matin.

"Sur décision du commandement militaire" ukrainien, la circulation sera interdite dans la ville "à partir d'aujourd'hui" à 20H00 (18H00 GMT) et jusque 07H00 (05H00 GMT) jeudi, a-t-il précisé.

Les déplacements seront interdits "sans autorisation spéciale", à part "pour aller dans les refuges" souterrains anti-bombardements, a-t-il précisé.

Des bombardements ont touché mardi matin plusieurs immeubles à Kiev, faisant au moins deux morts, au moment où l'armée russe amplifie son offensive en Ukraine, avant la reprise des pourparlers qui entretiennent une timide lueur d'espoir, près de trois semaines après le début de l'invasion.

Les combats se sont intensifiés ces derniers jours autour de la capitale ukrainienne, en partie encerclée par les troupes russes. Plus de la moitié de ses trois millions d'habitants ont fui, et la ville est "en état de siège", selon un conseiller du président ukrainien.

Cette annonce de couvre-feu intervient par ailleurs alors que les Premiers ministres polonais, tchèque et slovène ont annoncé se rendre mardi à Kiev, en qualité de représentants du Conseil européen, pour affirmer "le soutien sans équivoque" de l'UE à l'Ukraine, a annoncé le gouvernement polonais.

MM. Mateusz Morawiecki, Petr Fiala et Janez Jansa doivent notamment y rencontrer "le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le Premier ministre Denys Chmygal", selon ce texte officiel.