Sydney, 25 mars 2022 (AFP)

La Grande Barrière de corail d'Australie subit un "vaste blanchissement", le quatrième depuis 2016, provoqué par des températures océaniques supérieures à la moyenne, a indiqué vendredi l'Autorité responsable de ce récif.

Des vols de surveillance aérienne ont montré une décoloration du corail au niveau de multiples récifs, "confirmant un vaste phénomène de blanchissement, le quatrième depuis 2016", selon un rapport de cette autorité qui gère le plus grand système de récifs coralliens du monde.

Les coraux ont souffert en dépit d'un phénomène de rafraîchissement de l'été austral par La Nina, a souligné l'autorité.

Ce phénomène de dépérissement, qui se traduit par une décoloration, est provoqué par la hausse de la température de l'eau - conséquence du réchauffement climatique - qui entraîne l'expulsion des algues symbiotiques donnant au corail sa couleur vive.

Bien que les coraux blanchis soient soumis à un stress, ils peuvent encore se rétablir si les conditions deviennent meilleures, a cependant souligné la même source: "Les conditions météorologiques des deux prochaines semaines sont cruciales pour déterminer l'étendue et la gravité du blanchiment des coraux dans le parc marin".

Cette étude sur ce phénomène de vaste blanchiment a été publiée quatre jours après que les Nations unies ont commencé l'inspection de la Grande Barrière afin d'évaluer si le site, classé au patrimoine mondial, est protégé du changement climatique.

La mission de l'UNESCO évaluera si le gouvernement australien agit suffisamment contre les menaces qui pèsent sur la Grande barrière de corail, notamment le changement climatique, avant que la Commission du patrimoine mondial ne détermine en juin s'il faut la classer "en péril".

En juillet dernier, la Commission du patrimoine mondial avait décidé de ne pas classer le site "en péril", à la surprise de beaucoup d'observateurs et contre la recommandation de l'UNESCO.

L'Australie a lancé un plan de protection "Reef 2050" doté de milliards de dollars après que les Nations unies ont menacé en 2015 de déclasser le site.