"Les Etats-Unis condamnent de la façon la plus ferme le déroutement de l'avion et l'arrestation" de Roman Protassevitch, a indiqué le président démocrate dans un communiqué.

"Cet événement scandaleux et la vidéo que M. Protassevitch semble avoir faite sous la contrainte sont des attaques honteuses contre l'opposition politique et la liberté de la presse", a poursuivi Joe Biden, en apportant son soutien aux sanctions prises par l'Union européenne envers le Bélarus et en appelant à la libération du dissident.


"Je me joins aux nombreux appels à une enquête internationale pour déterminer les faits. Je salue la nouvelle selon laquelle l'Union européenne a appelé à des sanctions économiques ciblées et d'autres mesures, et j'ai demandé à mon équipe de réfléchir aux options appropriées pour faire rendre des comptes aux responsables, en coordination étroite avec l'Union européenne, d'autres alliés et partenaires et des organisations internationales", a-t-il ajouté.

Les dirigeants de l'UE ont décidé lundi soir de fermer leur espace aérien au Bélarus et d'adopter un nouveau train de sanctions contre le régime d'Alexandre Loukachenko après cette affaire.

Ils ont aussi recommandé aux compagnies européennes de contourner l'espace aérien du Bélarus, a indiqué le porte-parole du président du Conseil européen Charles Michel.


Le conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan s'est de son côté entretenu avec Svetlana Tikhanovskaïa, la figure de l'opposition bélarusse en exil en Lituanie, pour lui exprimer "le fort soutien des Etats-Unis" à la demande de "démocratie, de droits humains et de libertés fondamentales" du peuple, selon un communiqué.

Roman Protassevitch, un journaliste d'opposition de 26 ans, et sa compagne Sofia Sapéga se trouvaient à bord d'un Boeing de Ryanair reliant Athènes à Vilnius dérouté dimanche sur Minsk, la capitale du Bélarus, après une alerte à la bombe qui s'est révélée mensongère, selon le Bélarus. Ils ont été arrêtés à l'aéroport et le jeune homme, désormais détenu à Minsk a dit être "passé aux aveux" dans une vidéo diffusée par la télévision d'Etat.