Le magnat italien avait caché une tumeur de la prostate dont il a été opéré en 1997

ROME Le magnat de la communication et chef de l'opposition de droite italien Silvio Berlusconi, 63 ans, a révélé dans une interview accordée au quotidien La Repubblica qu'il avait été victime d'un cancer de la prostate et avait dû être opéré d'une tumeur en mai 1997.

`Voici trois ans, j'ai découvert que j'étais malade et ce jour-là a commencé le moment le plus difficile de ma vie. J'étais convaincu que ma maladie était incurable mais, par chance, il a été possible de la combattre´, a-t-il confessé dans l'édition dominicale du quotidien italien.

Pourquoi a-t-il caché sa maladie? `Je ne l'ai jamais raconté avant car il était important que personne ne puisse profiter de cette faiblesse, de cette défaillance. Un homme politique a des adversaires et beaucoup d'entre eux sont prêts à profiter de chacune de ses faiblesses.´

Le président de l'AC Milan a précisé que les premiers symptômes de la maladie sont apparus alors qu'il était en campagne électorale pour des élections municipales en mai 1997. `Le 3 mai, je faisais un meeting à Milan. Le lendemain, j'entrais à l'hôpital. J'ai vécu des mois de cauchemar mais je suis guéri. J'ai réussi à sortir de ce tunnel, à dépasser un danger de ce genre. Aujourd'hui, m'a vie a changé. Je donne beaucoup moins d'importance qu'auparavant aux choses terrestres, à l'argent, à la propriété. Après avoir eu peur de mourir et être revenu à la vie, j'ai trouvé une énergie nouvelle.´

Président du Conseil en 1994, M. Berlusconi compte conduire les listes de l'opposition de droite aux élections législatives prévues au printemps 2001 et a d'ores et déjà annoncé qu'en cas de victoire de son camp, il était prêt à gouverner de nouveau l'Italie.

Il a, par ailleurs, accusé la gauche italienne d'utiliser `des méthodes incorrectes´ à son encontre pour éviter une défaite électorale lors du prochain scrutin législatif.

Parmi ces `méthodes incorrectes´, M. Berlusconi cite `l'arme du dénigrement et de la diabolisation´, les `procès politiques´, `l'arme de l'attaque économique´ pour lui arracher ses télévisions.