"Je serais très chanceux d'avoir à nouveau le même homme en face de moi à la prochaine élection", a dit le démocrate de 79 ans lors d'une conférence de presse à Bruxelles, où il assiste à une série de sommets internationaux.

Joe Biden, dont la cote de confiance est très basse, a rappelé qu'il ne comptait pas initialement se lancer dans la course à la Maison Blanche mais qu'il avait changé d'avis après une manifestation de l'extrême droite à Charlottesville, en 2017.

Le rassemblement avait débuté le 11 août au soir par une marche de néonazis et de membres du Ku Klux Klan défilant à la lumière de leurs torches. Le lendemain, des heurts avaient éclaté entre ces partisans de la suprématie blanche et des contre-manifestants antiracistes.

Un sympathisant néonazi, James Fields, avait alors foncé en voiture dans une foule de contre-manifestants, tuant une jeune femme de 32 ans, Heather Heyer, et faisant 19 blessés.

Le président républicain Donald Trump avait dénoncé des violences "des deux côtés", ce qui lui avait valu d'être accusé de complaisance envers l'extrême droite.