Conformément à la tradition et après des mois de suspense, la démocrate Nancy Pelosi l'avait invité, dans une lettre mardi, à "partager (sa) vision pour faire face aux défis et opportunités de ce moment historique", lorsque son administration tente de sortir de la pandémie et de relever l'économie de la première puissance mondiale.

Le président Joe Biden a accepté de tenir ce discours le 28 avril, "la veille de son 100e jour de mandat", a précisé un porte-parole de la Maison Blanche.

Les présidents américains donnent traditionnellement ce discours de politique générale devant les deux chambres du Congrès, réunies en séance extraordinaire, dans les premières semaines de leur mandat.

Les années suivantes, leur allocution devant le Congrès s'appelle le "discours sur l'état de l'Union".

Cette fois, la pandémie de Covid-19 et l'assaut meurtrier du Capitole, le 6 janvier, ainsi que les inquiétudes sur la sécurité du siège du Congrès américain qui en ont découlé, ont repoussé ce grand rendez-vous politique.

"Il y a près de 100 jours, lorsque vous avez prêté serment, vous avez juré, dans un esprit plein d'espoir, que +l'aide arrivait+. Désormais, grâce à votre gouvernance historique, qui cherche une transformation profonde, l'aide est arrivée", a affirmé dans sa lettre Nancy Pelosi, proche alliée de Joe Biden.

La démocrate n'a pas précisé quel format prendrait, en pleine pandémie, ce discours donné d'ordinaire devant des centaines de parlementaires et d'invités réunis dans l'hémicycle.