"Je vais être vacciné très bientôt", a déclaré Boris Johnson au Parlement, lors de la séance hebdomadaire de questions au chef du gouvernement. Après avoir injecté une première dose de vaccin à près de 25 millions de personnes, les autorités ont annoncé mercredi étendre la vaccination aux plus de 50 ans et le dirigeant conservateur est âgé de 56 ans.

"Ce sera certainement l'AstraZeneca/Oxford que je recevrai", a ajouté le Premier ministre, au sujet de ce vaccin britannique utilisé aux côtés de celui de Pfizer/BioNTech dans la vaste campagne de vaccination lancée en décembre au Royaume-Uni.

Critiqué pour sa gestion de la pandémie de coronavirus, qui a fait plus de 125.000 morts dans le pays, le dirigeant conservateur s'est dit "désolé" de ce qui est arrivé, affirmant assumer "l'entière responsabilité" des actions du gouvernement.

Le gouvernement s'est montré rassurant quant au vaccin AstraZeneca, dont l'utilisation a été suspendue par mesure de précaution par plusieurs pays inquiets de possibles effets secondaires, en particulier la formation de caillots sanguins (thromboses).

"Plus de 11 millions de doses du vaccin AstraZeneca ont maintenant été administrées au Royaume-Uni et le taux de cas (de caillots) signalés parmi les personnes vaccinées est inférieur à ce qui serait naturellement attendu dans la population générale", a avancé Matt Hancock, le ministre de la Santé.