Lors d'un discours au congrès de son Parti conservateur à Blackpool (nord de l'Angleterre), auquel assistait l'ambassadeur d'Ukraine à Londres, Vadym Prystaiko, Boris Johnson a déclaré que le moment était venu de "choisir entre la liberté et l'oppression".

Evoquant certains "qui disent que nous ferions mieux de nous accommoder de la tyrannie", le chef du gouvernement conservateur a estimé "qu'ils ont profondément tort".

"Essayer de normaliser de nouveau les relations avec Poutine après cela, comme nous l'avons fait en 2014, reviendrait à commettre exactement la même erreur", a-t-il déclaré, en référence à l'annexion de la Crimée ukrainienne.

Boris Johnon a estimé que Vladimir Poutine avait envahi l'Ukraine car il se sentait menacé par la liberté et la démocratie en Ukraine "parce que dans la Russie de Poutine, vous êtes emprisonné pendant 15 ans simplement pour avoir qualifié une invasion d'invasion, et si vous vous opposez à Poutine lors d'une élection, vous êtes empoisonné ou abattu."

Il a déclaré que Vladimir Poutine était "terrifié par l'effet de ce modèle ukrainien sur lui et sur la Russie" et "totalement paniqué" à l'idée d'une révolution à Moscou.

Vladimir Poutine "paniqué" 

Tandis que la Russie a intensifié son offensive en Ukraine, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé Moscou à accepter de se "réunir" pour "discuter" sérieusement de paix.

Mais la cheffe de la diplomatie britannique, Liz Truss, a déclaré redouter que ces pourparlers sur la paix ne soient qu'un "écran de fumée" utilisé par le Kremlin avant une nouvelle offensive.

Dans une interview au quotidien The Times publiée samedi, Liz Truss a dit être "très sceptique" sur les négociations, estimant que la Russie s'en servait comme une diversion pour mieux "regrouper" ses forces.

"Leur invasion ne se déroule pas comme prévu. Nous ne voyons aucun retrait sérieux des troupes russes ni aucune proposition sérieuse sur la table", a-t-elle déclaré.

"Les Russes ont menti et menti encore. Je crains que la négociation ne soit une nouvelle tentative de faire diversion et de créer un écran de fumée contre les épouvantables (atrocités)", a-t-elle ajouté, soulignant que "si un pays est sérieux au sujet des négociations, il ne bombarde pas aveuglément des civils ce jour-là".

Dans son dernier point sur la situation de l'invasion russe en Ukraine, samedi, le ministère de la Défense britannique souligne que "le Kremlin n'a jusqu'à présent pas réussi à atteindre ses objectifs initiaux" et a été "contraint de modifier son approche opérationnelle".

Cela impliquera "probablement un usage aveugle de la puissance de feu entraînant une augmentation des pertes civiles, la destruction des infrastructures ukrainiennes et une intensification de la crise humanitaire", ajoute-t-il.