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L'ancienne Première ministre britannique Theresa May a appelé samedi les députés de la Chambre des Communes à donner leur feu vert à l'accord de sortie du Royaume-Uni de l'UE obtenu par son sucesseur, Boris Johnson. "Faites passer l'intérêt national en premier", a-t-elle exhorté.

Les parlementaires devraient voter dans l'après-midi sur le deal révisé conclu in extremis jeudi entre Londres et Bruxelles. Le résultat s'annonce extrêmement serré.

Mme May, qui avait elle aussi obtenu un accord avec les 27, a essuyé trois rejets à Westminster. Ces refus, dûs en partie à la rébellion de certains membres de son parti conservateur - emmenés par Boris Johnson -, l'avaient contrainte à la démission.

"J'ai un sentiment de déjà-vu", a lancé l'ancienne Première ministre en prenant la parole samedi. Par la suite, elle a assuré qu'elle s'opposerait à tous ceux qui souhaitent ne pas voter pour empêcher le Brexit de se réaliser.

Un nouvel obstacle s'est en effet érigé sur le chemin du Brexit. Soutenu par l'opposition et des députés rebelles exclus du Parti conservateur, un amendement introduit ce samedi suspendrait tout feu vert du Parlement en attendant l'adoption de la loi d'application de l'accord.

Cela déclencherait de facto une loi existante qui oblige Boris Johnson à demander aux Européens un report du Brexit en cas de "no deal"... sans pour autant enterrer l'accord obtenu de haute lutte à Bruxelles.

D'après Mme May, approuver dès aujourd'hui l'accord désormais sur la table reste toutefois la seule manière de respecter la volonté du peuple, qui s'est exprimé en 2016 pour une sortie du Royaume-Uni de l'UE.