Monde Le "no deal" est de plus en plus probable, mais quelles sont ses conséquences sur nos petits écrans?

Souvenez-vous de cette époque où les frais de roaming étaient en application. Une ère révolue au sein de l'Union en juin 2017. Il s'agissait de tarifs d'itinérance que vous payiez lorsque vous utilisiez votre téléphone dans un pays étranger au votre, y compris au sein de l'Union européenne. Depuis lors, c'est fini. 

Téléphoner, surfer sur le web ou envoyer des SMS... cela coûte autant en Belgique qu'en France, en Italie, en Espagne ou dans tout autre pays de l'UE. Autant qu'au Royaume-Uni, jusqu'à présent. D'ici quelques semaines, quand (et si) le Brexit entre en application, cela risque de changer. Si la perspective d'un "no deal" venait à se préciser, les frais de roaming feraient leur grand retour chez nos amis d'outre-Manche.

Pourquoi? Car l'Union européenne s'est déjà préparée à un éventuel "no deal". En conséquence d'une absence d'accord qui balise le divorce, les opérateurs de téléphonie mobile ne seraient pas obligés d'offrir l'itinérance en franchise de droits. Pour l'heure, la date officielle du Brexit, prévu le 29 mars, pourrait être reporté au 12 avril ou 22 mai, en fonction des débats qui se dérouleront cette semaine au Parlement britannique. Toutefois, le spectre d'un "no deal" est plus que jamais d'actualité. L'Union européenne a dès lors mis en garde ses concitoyens, comme le relaie Presse Citron: "Les entreprises qui fournissent des services de communications mobiles, tels que les appels vocaux, les messages texte ou les données, ne seront plus liées par les règles de l’UE en matière d’itinérance lorsqu’elles opèrent au Royaume-Uni. Cela signifie que ces sociétés peuvent appliquer des surtaxes aux abonnés britanniques utilisant des services d’itinérance dans l’UE et aux citoyens européens utilisant des services d’itinérance au Royaume-Uni."

Traduction? En théorie, les opérateurs ne seront plus tenus d'offrir des services d'itinérance à un tarif réglementé. Si c'est le cas, les clients paieront plus cher. Par contre, rien n'empêche les opérateurs individuels de négocier leurs propres tarifs de gros avec leurs homologues étrangers.