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Les voix s'élèvent via les réseaux sociaux pour alerter l'opinion internationale. La mobilisation est massive...

Trois semaines déjà que 200 lycéennes sont retenues en otage par Boko Haram au Nigéria. Cet enlèvement a été revendiqué ce lundi par le groupe islamiste, via vidéo. Elles seront traitées en « esclaves, vendues sur le marché, mariées de force» a déclaré le chef. Si cet inquiétant fait n'a reçu qu'une faible couverture médiatique en avril, il commence à se propager dans le monde, notamment grâce à la mobilisation d'internautes.

Derrière ces voix qui protestent contre le manque d'action, on retrouve des femmes, des mères, des proches, des défenseurs des droits et des personnes interpellées. Le 3 mai dernier, une manifestation était organisée à Lagos. Une marche a eu lieu à Chibok, lieu du kidnapping, pour sensibiliser le gouvernement. Et c'est sans compter la pétition internationale qui recueille à ce jour plus de 430 000 signatures et celle publiée sur le site de la Maison Blanche qui demande le soutien de la communauté internationale et des Etats-Unis.

Mais, c'est sur Twitter que des internautes du monde entier se mobilisent actuellement via le hashtag #BringBackOurGirls (Ramenez nos filles). Plus d'un million et demi de tweets ont ainsi été postés et 120 000 photos partagées sur Instagram. Tous réclament la libération des jeunes filles. Cette mobilisation virale est partie des familles des enfants kidnappées. Ensuite, le mouvement a été repris par la réalisatrice Ramaa Mosley. Un succès incroyable qui a d'ailleurs poussé les gens à descendre dans la rue, à manifester dans différentes villes du monde. Des stars et des personnalités politiques reprennent les unes après les autres le hashtag pour alerter l'opinion internationale.