Régulièrement convié sur les plateaux de télévision en tant que spécialiste de l'extrémisme religieux, Mohammed Chirani a profité d'une tribune sur BFM TV pour rappeler qu'il n'était pas intimidé par l'EI et qu'il lui déclarait la guerre.

Au lendemain des tragiques attentats de Paris, ce consultant en politiques publiques s'était déjà livré à un premier témoignage sur une autre chaîne d'infos en continu (iTélé). Dans ce premier message, il interpellait vigoureusement le groupe terroriste: "Sachez que vous n'allez pas pouvoir mettre la discorde en France pour nous plonger dans la guerre civile parce qu'on va rester unis.(...). Notre allégeance spirituelle va vers Dieu et dites à vos bâtards identitaires qui vous ont rejoints, qui ont trahi la France et ont brûlé leurs passeports, que nous, on embrasse nos papiers et on aime la France."

Quelques jours plus tard, Chirani était donc cette fois sur le plateau de Ruth Elkrief. Suite à sa première intervention, l'homme a reçu des messages de soutien, mais aussi une missive au ton menaçant. "Tu es blacklisté, hypocrite et mécréant, premier sur la liste à abattre. A bientôt. Cache-toi sous ton lit, on viendra te chercher."

Mais cet ancien délégué du préfet pour les quartiers sensibles de la Seine-Saint-Denis n'entend pas se laisser intimider. De fait, il a réitéré ses invectives à l'encontre de Daech dans cette dernière déclaration musclée: "Je ne vous crains pas. Je n'ai demandé aucune protection policière.", clame-t-il.

Avant de poursuivre: "Je me mets sous la protection de Dieu. Rien ne nous atteindra si ça n'a pas été écrit par Dieu. Face au terrorisme, on ne courbe pas l'échine. Face au terrorisme, on ne plie pas le genou. Face au terrorisme, on ne cède pas à la peur."

Et de clôturer son intervention ainsi: "Vous, les imposteurs, les ingrats qui avaient renié votre patrie et le pays qui vous a nourris où vous êtes allés à l'école, je tiens à vous dire que je vous déclare le djihad spirituel et citoyen. (...) Si je meurs, rendez vous dans l'autre vie. Dieu reconnaîtra les siens."