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Carles Puigdemont comparaîtra le 29 octobre prochain devant la chambre du conseil de Bruxelles. Pour l'instant, il a été remis en libéré par le juge d'instruction sous certaines conditions. Il ne peut pas quitter la Belgique et doit rester joignable en toute circonstance. L'ancien ministre-président de la Catalogne avait été privé de sa liberté jeudi, en exécution du mandat d'arrêt européen délivré à son encontre par les autorités espagnoles. Carles Puigdemont s'est rendu jeudi matin à la police fédérale de Bruxelles et a été privé de sa liberté, a indiqué Denis Goeman, porte-parole du parquet de Bruxelles, vendredi après-midi. "Il s'est vu signifier le mandat d'arrêt européen délivré à son encontre, en présence de son avocat", a-t-il précisé.

Le parquet a ensuite désigné un juge d'instruction pour mettre à exécution ce mandat d'arrêt européen. Le juge, néerlandophone, a alors entendu Carles Puigdemont, jeudi après-midi. "L'audition a été suspendue en fin d'après-midi afin de procéder à certaines vérifications", a expliqué Denis Goeman. "Carles Puigdemont n'a pas consenti à sa remise aux autorités espagnoles", a ajouté le porte-parole.

Ce dernier a rappelé que le juge d'instruction dispose de différentes possibilités: ne pas exécuter le mandat d'arrêt, placer sous mandat d'arrêt les personnes recherchées ou libérer sous conditions ou sous caution les personnes recherchées.

Dans la cas présent, le juge a décidé de libérer Carles Puigdemont sous conditions. Il lui est notamment interdit de quitter la Belgique et il doit rester joignable en toute circonstance.

"Il appartiendra ensuite à la chambre du conseil de statuer sur l'exécution ou non de ce mandat d'arrêt européen", a exposé le porte-parole du parquet. L'audience devant la chambre du conseil de Bruxelles aura lieu le 29 octobre prochain.

Lundi, la Cour suprême espagnole a condamné neuf dirigeants catalans à des peines comprises entre neuf et 13 ans de prison pour sédition et, concernant certains, malversation. Elle a également émis un nouveau mandat d'arrêt européen et international contre l'ancien président régional catalan Carles Puigdemont pour la tentative de sécession de 2017.