L'escalade verbale fait suite à une intensification des échanges de tirs en soirée.

"Il y a encore beaucoup de cibles dans le viseur, ce n'est que le début", a déclaré le ministre de la Défense israélien Benny Gantz à la télévision.

"Aucun pays souverain n'accepterait qu'on tire sur sa population, nous non plus nous ne l'acceptons pas", a-t-il affirmé, après la mort de trois Israéliens dans la chute de roquettes tirées depuis la bande de Gaza sous blocus israélien.

La branche armée du Hamas a affirmé avoir lancé 130 roquettes en direction de la métropole de Tel-Aviv en représailles, plus tôt mardi soir, à la destruction par l'aviation israélienne d'un édifice d'une douzaine d'étages à Gaza, dans lequel des cadres du mouvement avaient leurs bureaux.

"Si (Israël) veut une escalade, la résistance est prête et si (Israël) veut arrêter nous sommes prêts aussi", a déclaré Ismaïl Haniyeh, le chef du Hamas, dans une allocution télévisée.

Les raids israéliens sur Gaza ont fait 30 morts palestiniens tandis que trois Israéliennes ont été tuées dans des tirs de roquettes.

Le chef du Hamas a aussi appelé les forces de l'ordre israéliennes à se retirer de l'Esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, dont elles contrôlent les accès.

La flambée de violences entre le Hamas et Israël fait suite à plusieurs jours de heurts à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville illégalement occupé et annexé par Israël, selon le droit international. Ces affrontements ont fait des centaines de blessés en plusieurs jours.