Le Kremlin a estimé vendredi que l'attaque menée, selon Moscou, par des hélicoptères ukrainiens en territoire russe contre un dépôt de carburant allait peser sur les pourparlers russo-ukrainiens pour mettre fin à l'offensive en Ukraine.

"Il est clair qu'on ne peut pas considérer cela comme quelque chose qui va créer les conditions appropriées pour la poursuite des négociations", a estimé Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe, après la destruction à l'aube d'un dépôt dans la région de Belgorod, frontalière de l'Ukraine.

Kiev n'a dans l'immédiat rien dit de cette opération.

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Cette frappe, la première du genre si elle était confirmée comme étant l'oeuvre de l'armée de l'air ukrainienne, intervient alors que la Russie a affirmé à plusieurs reprises avoir une maîtrise totale des airs en Ukraine.

Le Kremlin a d'ailleurs réaffirmé que c'était le cas.

"La maîtrise des airs au cours de l'opération militaire spéciale est un fait absolu. Concernant l'incident (de Belgorod) il reviendra à nos forces armées de l'évaluer", a-t-il dit.

Le gouverneur de la région de Belgorod, Viatcheslav Gladkov, a annoncé dans la matinée que des hélicoptères ukrainiens avaient frappé un dépôt de carburant dans le ville de Belgorod, à une quarantaine de kilomètres de la frontière ukrainienne.

La ville est située à environ 80 kilomètres au nord de Kharkiv, deuxième ville ukrainienne, qui résiste aux forces russes depuis le début de l'offensive du Kremlin le 24 février.

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