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La liste de RSF comprend des chefs d'Etat, des dirigeants politiques, mais également des organisations comme l'ETA en Espagne


PARIS Le roi de Bahreïn fait son entrée parmi les 38 "prédateurs de la liberté de la presse en 2011" recensés par Reporters sans frontières, qui épingle aussi les dirigeants de Syrie, de Libye et du Yémen, des pays où "le travail d'obstruction de l'information a été jusqu'au meurtre".

La liste de RSF comprend des chefs d'Etat, des dirigeants politiques, mais également des organisations comme l'ETA en Espagne, les organisations criminelles mafieuses en Italie, ou encore les forces de défense israéliennes, les forces de sécurité du Hamas à Gaza, celles de l'Autorité palestinienne.

Citant la Birmanie et le Vietnam, RSF note que "certains dirigeants ont été remplacés, sans que cela ne remette en cause le système liberticide qu'ils incarnaient".

Pour l'ONG, "d'autres prédateurs restent tragiquement égaux à eux-mêmes : les présidents Issaias Afeworki, en Erythrée, Gourbangouly Berdymoukhamedov, au Turkménistan, Kim Jong-il, en Corée du Nord, dirigent les pires régimes totalitaires du monde".

En Afrique RSF épingle aussi à nouveau les présidents rwandais Paul Kagamé, équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema -président en exercice de l'Union africaine-, gambien Yahya Jammeh, zimbabwéen Robert Mugabe, le roi du Swaziland Mswati III, et les milices islamistes en Somalie.

RSF cite encore le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, réélu en juin 2009, et le guide suprême Ali Khamenei, "maîtres d'oeuvre d'une répression implacable".


© La Dernière Heure 2011