Maÿlis est une jeune maman vivant à Bordeaux, en France. Récemment, elle a fait l'objet d'une agression alors qu'elle allaitait son fils, Nino, âgé de 6 mois. Dans une vidéo publiée sur Doctissimo, elle explique qu'elle faisait la file pour réceptionner un colis, lorsque son bébé s'est mis à pleurer. Au bout de quelques minutes, n'arrivant vraiment pas à le calmer, Maÿlis décide de le nourrir et s'installe pour allaiter. " Je mets des vêtements adaptés, qui s'ouvrent sur les côtés, pour essayer vraiment de faire ça en toute discrétion, et là en plus, vu qu'il y avait du monde, j'ai caché avec ma veste", explique-t-elle.

Si l'allaitement en public n'est absolument pas interdit en France, une cliente s'est montrée particulièrement choquée. Elle s'est mise à crier et a demandé à la jeune maman si elle n'avait pas honte. "La nouvelle génération est là pour s'exhiber", lui a-t-elle lancé au milieu d'autres insultes. "Vous devez prévoir les repas de votre fils, vous auriez dû faire ça chez vous, ce n'est pas quelque chose qu'on fait comme ça en public", poursuit la cliente. Finalement, la femme se rapproche de Maÿlis et la frappe au visage sans prévenir.

"Je n'ai pas eu le temps de réaliser ce qu'il se passait, je me suis pris une gifle en pleine poire avec mon bébé dans les bras", se désole la maman. Autour d'elle, personne ne réagit face à la scène qui vient de se dérouler, si ce n'est une autre cliente qui félicite ladite femme d'avoir agi de la sorte. Sidérée, Maÿlis ramasse ses lunettes de soleil qui sont tombées par terre suite au choc et s'en va avec son fils. "J'aurais tellement aimé réagir, mais avec un bébé dans les bras vous voulez faire quoi ?"

Une amie de Maÿlis, qui a assisté à l'altercation "en direct vidéo", décide de témoigner sur un groupe Facebook et encourage la jeune femme à porter plainte. Après plusieurs encouragements sur les réseaux sociaux, elle décide donc de se rendre au commissariat. Malheureusement, la maman explique qu'elle n'a pas reçu le soutien qu'elle espérait puisque le policier lui a d'abord demandé à quel "pourcentage" sa poitrine était visible et lui a ensuite fait comprendre qu'elle était responsable de la situation. "Ça rajoute à la culpabilité (...) l'allaitement pose encore tellement problème aujourd'hui, la femme est tellement sexualisée", déplore-t-elle. Conséquence directe, elle conclut en expliquant qu'elle n'est aujourd'hui plus capable d'allaiter en raison du stress.