Le leader européen s'exprimait après un premier volet d'un sommet européen organisé à Versailles (France) jeudi soir. Les dirigeants européens poursuivront leurs discussions sur le conflit russo-ukrainien vendredi matin. Charles Michel a assuré à la presse au sortir de la réunion que l'UE comptait "montrer un soutien sans faille, ferme, à l'Ukraine, c'est-à-dire être engagé sur le plan financier et matériel", évoquant la proposition de débloquer 500 millions d'euros supplémentaires pour le pays.

Les leaders européens réunis à Versailles jeudi soir ont abordé la demande de l'Ukraine de rejoindre l'Union européenne, a confirmé le président du conseil. "Très clairement, l'Ukraine appartient à la famille européenne", a assuré le Belge Michel, assurant que le bloc comptait "soutenir tous les efforts pour consolider les liens avec l'Ukraine". L'accord d'association qui prévaut peut être conforté, a-t-il fait valoir, suggérant que le président ukrainien Zelensky par exemple puisse être invité à participer à certains travaux, notamment sur la connexion des infrastructures.

La déclaration du Conseil européen publiée après la réunion indique d'ailleurs que la Commission européenne est invitée "à présenter son avis sur cette demande, conformément aux dispositions pertinentes des traités". Dans l'attente de cet avis "nous renforcerons encore nos liens et approfondirons notre partenariat afin de soutenir l'Ukraine dans la poursuite de son parcours européen", ajoute la déclaration.

Le Conseil demande aussi à l'exécutif européen de fournir des opinions sur les applications d'adhésion de la Moldavie et de la Géorgie.

Le sommet, qui s'est terminé peu avant 03h00 dans la nuit vendredi, a permis un "débat très intense pour affirmer la détermination de continuer à travailler sur les sanctions", frappant la Russie en représailles à l'invasion de son voisin ukrainien, a encore déclaré M. Michel.

Les chefs d'Etat et de gouvernement se retrouveront à nouveau vendredi à 10H00 à Versailles pour poursuivre leurs discussions, a précisé le porte-parole de M. Michel, Barend Leyts sur Twitter.