Drogue, blanchiment et prostitution mieux combattus désormais

ENVOYÉ SPÉCIAL EN RUSSIE CHRISTIAN CARPENTIER

MOSCOU Les établissements de jeu. Les cafés. Les lieux de prostitution. Ou même la venue chez nous de faux candidats à l'asile politique. Tous ces domaines ont au moins un point commun: ils sont de plus en plus gangrenés par les réseaux mafieux venus de l'est.

Plus pour longtemps? C'est en tout cas la volonté affichée par les autorités belges lors d'un minitrip du Premier ministre Guy Verhofstadt (VLD) et du ministre des Affaires étrangères Louis Michel (PRL) à Moscou, qui s'est achevé hier soir.

Un accord de collaboration a été signé pour l'occasion, avec pour cadre la lutte contre la criminalité. Il s'avère plutôt vaste, puisqu'il englobe aussi bien le blanchiment d'argent que la traite des êtres humains, le trafic de clandestines, le terrorisme ou encore les stupéfiants.

Bref, c'est à une véritable chasse aux réseaux mafieux en tous genres venus de l'est que ce texte ouvre la porte. Il devrait connaître au moins une première concrétisation assez forte dans le domaine de la lutte contre les faux demandeurs d'asile, à qui les mafieux promettent le paradis une fois arrivés en Belgique (nos éditions précédentes).

Un peu d'espace

Mais parmi les accords de collaboration signés par les autorités belges à l'occasion du minitrip de Guy Verhofstadt à Moscou qui a pris fin hier soir, figure également un projet de... collaboration spatiale avec les Russes. Ou plutôt de `relance´ d'une telle collaboration, comme le précise le commissaire du gouvernement à la Politique scientifique, Yvan Ylieff (PS), lui aussi du voyage.

`Un spectromètre fabriqué par Alcatel-Charleroi avait été placé sur orbite par les Russes en juillet 1995´, rappelle le maïeur de Dison. `Mais il n'avait jamais fonctionné pour cause de problème technique jamais éclairci. Un autre engin s'était quant à lui perdu, son tir de lancement ayant raté.´

Les Belges ne se sont pas découragés pour autant. Et juste avant d'entrer dans le troisième millénaire, ils ont conclu avec les Russes, très courtisés, un programme d'échange de savoir, de matériel et d'expériences. `Cela pourra se concrétiser par des recherches scientifiques menées en apesanteur sur la Station Spatiale Internationale, par des collaborations en matière de satellite ou même par la mise à notre disposition de leurs lanceurs´, répertorie Yvan Ylieff, dans des accents un peu tournesoliens.