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Les policiers belges ont interrogé jeudi à la prison de Salé au Maroc le Belgo-Marocain Abdelkader Belliraj, soupçonné d'avoir dirigé un "réseau terroriste" de 33 personnes


SALE Les policiers ont également rencontré le juge d'instruction antiterroriste Abdelkader Chentouf et d'autres responsables de l'appareil judiciaire marocain, a-t-on précisé de même source. Interrogé par l'AFP, l'ambassade de Belgique n'a pas été en mesure de confirmer l'information.

Les 33 prévenus, dont deux doivent comparaître en liberté provisoire, sont poursuivis en vertu du code pénal et de la loi antiterroriste adoptée au lendemain des attentats du 16 mai 2003 à Casablanca.

Ils sont poursuivis pour neuf chefs d'accusation, dont "assassinats et tentatives d'assassinat avec des armes à feu, vols qualifiés, blanchiment d'argent, association de malfaiteurs pour mener des actes terroristes, et falsifications de documents officiels et d'identité".

Quatre avocats de la défense avaient vivement critiqué trois ministres marocains pour avoir "condamné", avant la justice, les islamistes détenus dans l'affaire du Belgo-Marocain Abdelkader Belliraj et "tenté d'influencer la justice".

Selon les enquêteurs, Abdelkader Belliraj, 50 ans, a été arrêté le 18 février au Maroc, avec plusieurs autres personnes dont son frère, en possession d'un important arsenal. Il est soupçonné d'avoir dirigé un réseau d'islamistes et d'avoir commis six meurtres en Belgique à la fin des années 1980 et au début des années 1990.

© La Dernière Heure 2008