Selon l'ancien ministre de l'Intérieur et proche collaborateur de l'ex-président Nicolas Sarkozy, il s'agit d'une "transaction privée"


PARIS L'ancien ministre de l'Intérieur et proche collaborateur de l'ex-président Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, s'est défendu mardi de tout blanchiment d'argent, après la découverte d'une somme de 500.000 euros sur son compte principal, provenant selon lui de la vente de tableaux.

L'existence de cette somme a été découverte lors d'une perquisition du domicile de Claude Guéant, en février, dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des accusations de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Selon l'hebdomadaire Le Canard enchaîné, qui a révélé l'information, les enquêteurs ont également retrouvé des factures payées en liquide.

Ces informations surviennent alors que le pouvoir socialiste a subi de plein fouet le scandale Cahuzac, du nom de l'ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, qui a reconnu avoir possédé un compte illégal à l'étranger.

Claude Guéant, proche de l'ancien président de droite Nicolas Sarkozy, s'est démultiplié dans les médias pour nier sur un ton catégorique un quelconque rapport entre les 500.000 euros et un éventuel financement libyen de la campagne de M. Sarkozy. "Je n'ai jamais vu", "ni entendu parler" du "moindre financement libyen" de la campagne de 2007, a-t-il affirmé.

Sur ce demi-million d'euros, M. Guéant a de nouveau affirmé mardi qu'il s'agissait d'une "transaction privée". "J'avais fait l'acquisition il y a une vingtaine d'années de deux tableaux hollandais qui représentaient des bateaux dans la tempête et je les ai vendus en 2008".

M. Guéant a précisé avoir vendu ces deux tableaux d'un peintre flamand du XVII siècle, Andries van Eertvelt (1590-1652), à "un confrère" avocat "malaisien". Il assure avoir en sa possession les pièces justificatives de la vente de ces deux tableaux, qu'il "réserve à la justice".

Le parti socialiste, pour sa part a estimé que si l'enquête "vient confirmer la nature frauduleuse et la provenance douteuse de ces sommes d'argent, nous serons alors en présence d'une véritable affaire d'Etat".

© La Dernière Heure 2013