Le jeune militant d'extrême gauche Clément Méric est mort après une bagarre mercredi à Paris avec des skinheads

PARIS Le jeune militant d'extrême gauche Clément Méric, mort après une bagarre mercredi à Paris avec des skinheads, est décédé des suites de plusieurs coups qui lui ont été portés, pas du choc sur un plot métallique, a-t-on indiqué vendredi de sources proches de l'enquête.

Cette constatation a été faite durant l'autopsie de la victime pratiquée vendredi, mais n'avait pas été confirmée de source officielle en fin de journée. Selon une des sources, il n'est pas démontré en l'état des investigations que les coups aient été portés avec un coup de poing américain. S'appuyant sur un témoignage, une source policière avait initialement évoqué cette éventualité. Plusieurs coups ont été portés et non un seul, a ajouté une des sources.

Le procureur de la République de Paris, François Molins, tiendra une conférence de presse samedi à 11H00 au palais de justice, ont indiqué ses services. Huit personnes dont deux femmes, gravitant dans les milieux d'extrême droite, avaient été placées en garde à vue en trois temps jeudi. Trois personnes, dont une femme, ont été remises en liberté.

Parmi les suspects interpellés figure l'auteur présumé du coup porté à Clément Méric qui, sous la violence du choc, était ensuite tombé sur un plot métallique. Selon une source policière, plusieurs des gardés à vue sont connus comme proches du groupuscule Troisième Voie et de son service d'ordre, les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), dont le leader, Serge Ayoub, a nié toute implication dans cette affaire.

M. Ayoub, 48 ans, alias "Batskin", figure de la mouvance skinhead française, a été entendu pendant deux heures dans un commissariat du XVIIe arrondissement.

© La Dernière Heure 2013