Couvre-feu en Italie

Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a signé dans la nuit de mardi à mercredi un décret instaurant sur tout le territoire national un couvre-feu à 22H00 (21H00 GMT) à partir de jeudi, indiquent les médias de la péninsule.

D'autres mesures restrictives, qui devraient être détaillées dans la journée par M. Conte et qui seront en vigueur jusqu'au 3 décembre, ont également été décidées, notamment la fermeture des centres commerciaux pendant le week-end.

Premier pays touché en Europe par l'épidémie de Covid-19 en février, l'Italie a enregistré plus de 39.000 morts pour plus de 750.000 cas.

Selon ce nouveau décret, les 20 régions d'Italie seront divisées, d'après les médias, en trois zones, vertes, oranges et rouges en fonction de la gravité de la situation épidémiologique, et dans lesquelles des mesures plus ou moins restrictives seront appliquées.

A l'échelle nationale, un couvre-feu de 22H00 à 05H00 du matin sera mis en oeuvre et il ne sera possible de circuler pendant cette période que pour des motifs de travail ou de santé devant être justifiés.

Les lycées devront tous passer à l'enseignement à distance et les musées seront fermés.

Les centres commerciaux seront eux aussi fermés pendant le weekend ou les jours fériés et les transport en commun ne pourront pas accepter plus de 50% de la capacité totale de passagers.

Les croisières sont également annulées à partir de cette date, sauf celles déjà en cours.

Le ministère de la Santé décidera la classification des régions et leur éventuel changement de couleur sur la base d'une vingtaine de facteurs, comme le taux de transmission ou le taux d'occupation des lits dans les hôpitaux ou dans les unités de soins intensifs.

Nouveaux records de contaminations et de décès en Russie

La Russie a enregistré mercredi 19.768 nouveaux cas de nouveau coronavirus et 389 décès, battant des records établis il y a quelques jours alors que les autorités assurent toujours ne pas prévoir de mesures de confinement majeures. Le précédent record de contaminations (18.665) avait été établi le 1er novembre et celui de décès (366) le 29 octobre, les chiffres quotidiens dépassant désormais largement ceux du mois de mai, précédent pic de cas en Russie.

Au total, la Russie a enregistré 1.693.454 cas et 29.217 décès depuis le début de la pandémie de coronavirus.

Malgré cette hausse drastique, le président russe Vladimir Poutine a assuré la semaine dernière qu'il n'y aurait pas de confinement national, disant préférer des mesures "ciblées et justifiées" dans des régions ou des villes "pour protéger au maximum la sécurité des gens" tout en maintenant "les activités des entreprises".

L'agence sanitaire Rospotrebnadzor a toutefois renforcé les restrictions avec l'obligation de porter un masque "dans les endroits bondés, les transports publics, les taxis, les parkings et les ascenseurs".

Elle a également recommandé l'interdiction entre 23h00 et 06h00 du matin des évènements publics et la fermeture des lieux de restauration et des bars mais très peu de régions, qui ont autorité en la matière, ont suivi cette recommandation.

Un reconfinement partiel et allégé entre en vigueur au Portugal

La majeure partie du Portugal est entrée mercredi dans un nouveau confinement, plus allégé que celui du printemps, mais le gouvernement pourrait bientôt prendre des mesures plus strictes pour endiguer la deuxième vague de la pandémie de Covid-19. Le reconfinement annoncé samedi par le Premier ministre Antonio Costa concerne 121 des 308 communes que compte le pays, soit 70% d'une population d'environ dix millions d'habitants et restera en vigueur pendant au moins deux semaines.

Dès lors que possible, le télétravail est devenu obligatoire mais le "devoir civique de confinement à domicile" est essentiellement une forte recommandation prévoyant une série d'exceptions qui permettent de faire des courses, pratiquer du sport ou porter assistance à quelqu'un.

Et, contrairement au confinement du printemps, les écoles restent ouvertes, ainsi que les commerces et les restaurants, qui doivent cependant fermer leurs portes plus tôt, de même que les espaces culturels.

Le retour progressif du public aux stades de football a en revanche été suspendu.

Le gouvernement socialiste avait également décidé d'interdire les foires mais, face au mécontentement exprimé par les commerçants concernés, il a finalement laissé les mairies libres de décider de les maintenir, ce qui a été le cas à Lisbonne notamment.

Comme d'autres pays européens, le Portugal est confronté à une recrudescence de l'épidémie de coronavirus, qui dépasse la première vague du printemps dernier en nombre de contaminations quotidiennes et de personnes hospitalisées.

Deuxième plus important nombre de contaminations aux Etats-Unis

Mardi, alors que toute l'attention était tournée vers les élections présidentielle et du Congrès, les Etats-Unis ont enregistré 91.000 contaminations au nouveau coronavirus, un des nombres les plus importants depuis le début de la pandémie, selon les données de l'université Johns Hopkins. Le nombre le plus élevé de cas remonte à vendredi dernier (99.000). Aux Etats-Unis, près de 9,5 millions de personnes ont contracté le nouveau coronavirus et 232.000 décès ont été recensés.

Face à l'explosion des cas de Covid-19, la Suisse met l'armée à disposition

Le gouvernement suisse a mis mercredi l'armée à disposition des cantons qui en feront la demande, face à l'explosion du nombre de cas de Covid-19 et la situation tendue dans les services de soins intensifs des hôpitaux. "Le Conseil fédéral a décidé de soutenir le secteur de la santé publique en mobilisant jusqu'à 2.500 militaires en service d'appui", indique un communiqué publié à l'issue de la réunion du Conseil fédéral, qui précise que les demandes individuelles seront ensuite examinées par la Confédération.

L'armée pourra intervenir pour soutenir les établissements hospitaliers civils dans les soins de base et les traitements généraux, le prédiagnostic, le dépistage des cas suspects de Covid-19 et les tests correspondants. Elle pourra aussi être amenée à augmenter les capacités de soins intensifs, très sollicitées, soit en matériel comme des respirateurs, soit en personnel.

GB: le confinement sera "automatiquement" levé le 2 décembre, assure Boris Johnson

Le nouveau confinement qui sera déployé jeudi en Angleterre pour enrayer la deuxième vague de la pandémie prendra "automatiquement" fin le 2 décembre, a assuré mercredi le Premier ministre britannique Boris Johnson. "Ces mesures automnales visant à combattre la hausse (du nouveau coronavirus) expireront automatiquement le 2 décembre", a indiqué le dirigeant conservateur à la Chambre des Communes, avant un vote des députés -dont des conservateurs très réticents- sur ce deuxième confinement.

"J'espère vivement que nous pourrons alors remettre ce pays de nouveau en marche, rouvrir les entreprises, les magasins à l'approche de Noël", a-t-il ajouté. "Mais pour cela, il faut que chacun d'entre nous y mette du sien pour faire baisser le (taux de reproduction du virus) R. Je ne doute absolument pas que nous pouvons le faire".

Dans un message vidéo diffusé plus tôt à la conférence annuelle de l'organisation patronale CBI, Boris Johnson avait déjà assuré que le confinement serait levé le 2 décembre, remerciant les entreprises, très éprouvées par la pandémie, pour leurs "efforts héroïques".

Ces propos diffèrent de ceux du ministre Michael Gove, chargé de la coordination de l'action gouvernementale, qui avait indiqué dimanche que le confinement pourrait se prolonger au-delà de cette date en fonction de la situation.

Pays le plus endeuillé par la pandémie en Europe avec plus de 47.000 décès de personnes testées positives au Covid-19, et plus d'un million de cas recensés, le Royaume-Uni est confronté à une résurgence qui risque de submerger ses hôpitaux, même dans les régions jusqu'ici épargnées.

Après avoir résisté pendant des semaines à un confinement général, lui préférant des restrictions locales, Boris Johnson s'était résolu samedi à annoncer un nouveau confinement, emboîtant le pas à d'autres pays européens comme la France, l'Irlande ou la Belgique.

Critiqué par le chef de l'opposition travailliste Keir Starmer, le dirigeant s'est une nouvelle fois défendu d'avoir tardé à imposer ce nouveau confinement. Le pouvoir avait déjà été accusé d'avoir tardé à agir en mars, alourdissant le bilan humain de la pandémie.

Nouvelle baisse des nouveaux cas aux Pays-Bas

Les Pays-Bas ont enregistré en 24 heures 7.657 nouvelles contaminations au coronavirus, un nombre quotidien en baisse, selon les derniers chiffres publiés mercredi par l'Institut néerlandais royal de la Santé publique (RIVM). Entre lundi et mardi, 7.769 nouveaux cas avaient été rapportés.

Le nombre de décès baisse également avec 106 malades qui ont péri des suites du Covid-19, contre 113 morts rapportés mardi. Ces patients ne sont toutefois pas forcément décédés ces 24 dernières heures, la transmission des données au RIVM pouvant prendre un certain temps.

Plus de 63.600 tests positifs ont été enregistrés ces sept derniers jours et plus de 383.500 Néerlandais ont contracté le virus depuis le début de l'épidémie.

La moyenne hebdomadaire des nouvelles infections avait baissé pour la première fois en deux mois mardi. La diminution n'est cependant pas encore assez forte pour mettre un coup d'arrêt à l'épidémie.

Les hôpitaux néerlandais soignaient 2.572 patients, dont 612 se trouvent aux soins intensifs.