Au total, 4.006.077 cas ont été recensés en Europe pour 216.080 décès, alors que 2.281.959 personnes sont considérées guéries. Près d'un quart de ces cas ont été recensés en Russie (1.048.000 pour 17.299 décès). Suivent l'Espagne avec 470.973 cas pour 29.152 morts, le Royaume-uni (337.168, 41.504) et la France (315.497, 30.635).

Près de 5.000 nouveaux cas en France en 24h

Près de 5.000 nouveaux cas d'infection au coronavirus ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures, selon les chiffres publiés mardi soir par Santé publique France (SpF). 4.982 nouveaux cas ont été confirmés en 24 heures, a indiqué l'agence sanitaire nationale lors du bilan quotidien publié sur son site.

C'est plus que les 3.082 nouveaux cas recensés la veille (les chiffres du lundi marquent en général un recul en raison du week-end, avec notamment la fermeture des laboratoires), mais c'est stable par rapport à samedi et dimanche (5.400, contre plus de 7.000 vendredi).

Le taux de positivité des tests (proportion du nombre de personnes testées positives par rapport au nombre total de personnes testées) continue sa progression régulière: 4,3% sur les sept derniers jours, contre 4,2% lundi, 4,1% dimanche et 3,6% mercredi dernier.

En 24 heures, 19 malades supplémentaires sont décédés en France, portant le total à 30.661 depuis le début de l'épidémie.

De son côté, le nombre de patients du Covid-19 hospitalisés en réanimation est en progression de 15 personnes, à 424.


L'Autriche espère vacciner dès janvier

Les premiers vaccins contre le coronavirus pourraient être administrés en Autriche au début de l'année prochaine et concerneraient prioritairement les personnels de santé, a indiqué mardi le gouvernement.

"Il se pourrait que la vaccination soit possible en Autriche dès le mois de janvier", s'est réjoui mardi en conférence de presse le ministre autrichien de la Santé Rudolf Anschober (écologiste).

"Au moment où je vous parle, les choses se présentent plutôt bien", a-t-il ajouté en évoquant le calendrier de conception, de certification et de mise sur le marché des doses de vaccin.

D'ici au début de l'année 2021, Vienne espère en recevoir 600.000 et prévoit d'immuniser, à partir du mois de janvier, 300.000 personnes, prioritairement des professionnels de la santé et des auxiliaires de vie, avant d'étendre à ceux qui le souhaitent la campagne dans l'été.

Jeudi, l'Autriche a annoncé sa participation à un accord à l'échelle de l'UE avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca pour sécuriser l'obtention de six millions de vaccins.

"En outre, l'Union européenne (UE) et la Commission négocient avec cinq autres sociétés pour la conclusion d'accords de préachat afin d'obtenir un portefeuille équilibré de vaccins", a indiqué le ministère autrichien de la Santé dans un communiqué.

L'accord avec AstraZeneca a été signé dans le cadre d'une stratégie européenne adoptée en juin 2020 pour fournir à tous les résidents de l'Union européenne des vaccins dans un délai de 12 à 18 mois.

L'Autriche, qui compte 8,8 millions d'habitants, a officiellement enregistré mardi près de 27.500 cas de contamination à la maladie Covid-19. 734 décès sont imputés à la pandémie.

L'Allemagne veut éviter un deuxième confinement

L'Allemagne pourra éviter une nouvelle phase de confinement généralisé malgré une poussée des cas de contaminations de Covid-19, a estimé mardi son ministre de l'Economie, Berlin s'attendant aussi à une récession moins mauvaise que prévue en 2020.

"Je suis convaincu que nous pouvons et allons empêcher un deuxième confinement général", a déclaré M. Altmaier devant la presse, alors que la récession en 2020 devrait finalement être moins importante qu'attendue.

Le gouvernement allemand a revu mardi sa prévision conjoncturelle pour 2020 et table désormais sur une chute de 5,8% du Produit intérieur brut en 2020, moins mauvais que les 6,3% initialement prévus.

"La récession au premier semestre était moins forte que ce que nous craignions et le rebond (...) est plus rapide et dynamique que ce que nous avions espéré", a expliqué M. Altmaier.

En conséquence, le rebond en 2021 sera légèrement moins fort, avec une croissance de 4,4%, a-t-il ajouté.

Le marché du travail allemand semble de son côté amorcer un virage positif: le taux de chômage dans le pays est resté stable à 6,4% en août, selon des données corrigées des variations saisonnières publiées mardi, et le chômage partiel a commencé une baisse en juin.

Des mesures de restrictions suscitent déjà des tensions en Allemagne, où environ 40.000 personnes ont participé samedi à un meeting appelant "à la fin de toutes les restrictions en place" contre le Covid-19. La tentative de prise d'assaut du Reichtag, le Parlement national, en marge de cette manifestation, a provoqué un tollé dans le pays.

La Havane sous couvre-feu pour deux semaines

Un couvre-feu de deux semaines entre en vigueur mardi soir à La Havane, confrontée à un rebond des cas de Covid-19 depuis un mois, ont annoncé les autorités cubaines. L'objectif est d'obtenir "des effets le plus vite possible" avec une baisse des cas, a souligné le président Miguel Diaz-Canel lors d'une réunion avec les dirigeants de la capitale.

Le couvre-feu, de 19H00 à 05H00 locales, restera en vigueur jusqu'au 15 septembre et s'accompagnera d'un renforcement de la présence policière dans les rues et de la fermeture anticipée des magasins, à 16H00.

Pour s'assurer du respect des règles sanitaires, le gouvernement a annoncé que les amendes seraient particulièrement élevées : 2.000 pesos (environ 85 dollars) pour non-port du masque ou port incorrect, 3.000 pesos (125 dollars) pour non-respect du couvre-feu, dans un pays où le salaire moyen est d'environ 40 dollars par mois.

Les entrées et sorties de la ville seront également limitées. L'île socialiste, qui avait déclaré l'épidémie sous contrôle en juin, a vu le nombre de cas repartir à la hausse fin juillet, un mois après avoir entamé son déconfinement.

La majorité de ces cas sont concentrés à La Havane, où vivent 2,1 des 11,2 millions d'habitants du pays. Mardi, les autorités sanitaires ont signalé 33 nouveaux cas au cours des dernières 24 heures, portant le total à 4.065 cas dont 95 décès (un de plus lundi).

Des chiffres qui restent bien meilleurs que dans les pays voisins d'Amérique latine et des Antilles : le Panama compte par exemple près de 93.000 cas pour 4 millions d'habitants, tandis que la République dominicaine, qui a 10,6 millions d'habitants, a enregistré plus de 94.700 cas.

Nombre record de contaminations en Israël le jour de la rentrée des classes

Au premier jour de la rentrée des classes, le nombre de nouvelles infections à coronavirus a atteint mardi un nouveau record en Israël. D'après les données publiées par le ministère de la Santé, 2.180 Israéliens ont été testés positifs au SARS-Cov-2 au cours des dernières 24 heures. Depuis le déclenchement de la crise sanitaire dans l'Etat hébreu, il n'y avait jamais autant de contaminations quotidiennes. Le gouvernement israélien s'était initialement fixé comme objectif de faire passer le nombre de cas quotidiens en dessous de la barre des 400 avant la fin des vacances d'été. Mais lundi soir, à la veille de la rentrée des classes, les autorités ont finalement décidé de reporter la reprise des cours dans les "villes rouges", considérées comme à haut risque, sauf pour les enfants à besoins particuliers. Selon le site d'information ynet, 140.000 enfants seraient concernés par une telle mesure. Ailleurs, les écoles et garderies ont rouvert sous certaines conditions.

Au total, environ 2,4 millions d'enfants vont à l'école ou à la crèche en Israël, selon les médias.

Le nombre de contaminations au nouveau coronavirus en Israël a dépassé vendredi les 2.000 par jour pour la première fois en un mois.

Selon le ministère de la Santé, un total de 117.241 cas de contamination a été enregistré jusqu'à présent. Le nombre de décès s'élève quant à lui à 946.

Les chiffres en Israël étaient relativement bas au début de la pandémie en raison des mesures strictes imposées par le gouvernement. Mais un assouplissement précoce des restrictions en mai a fait grimper en flèche le nombre de malades.

Dépistage massif à Hong Kong

Plus d'un demi-million de Hongkongais se sont déjà inscrits pour bénéficier de ce dépistage gratuit, malgré la méfiance suscitée par l'implication de médecins et d'entreprises de Chine continentale. Et plus de la moitié des 141 points de tests répartis dans toute la ville, notamment dans les écoles et les stades, affichent complet pour leur premier jour d'activité mardi.

Mais l'initiative est plombée par la méfiance à l'égard du gouvernement local et de Pékin, certains habitants craignant une utilisation des données collectées, d'autres refusant d'y participer en un acte de "résistance passive", comme le magnat de la presse Jimmy Lai récemment arrêté au nom de la loi controversée de sécurité nationale.

Hong Kong, très densément peuplée, a un bilan très honorable pour ce qui est de la lutte contre le coronavirus. Mais elle a connu depuis juillet une recrudescence de contaminations, liées essentiellement à des cas au sein des professions exemptées des mesures strictes de quarantaine. Les autorités affirment que la campagne massive de dépistage permettra de casser les chaînes de contamination non identifiées.

Masque à l'école

Eu Europe, les petits Français, Belges, Russes et Ukrainiens reprennent mardi le chemin de l'école après leurs camarades allemands, nord-irlandais ou écossais.

Dans les écoles françaises, le port du masque est obligatoire pour les enseignants et les élèves à partir de 11 ans, sans aller jusqu'à la décision de la Grèce de rendre le masque obligatoire dès la maternelle. En Espagne, où la rentrée s'échelonnera entre le 4 et le 15 septembre selon les régions, c'est dès six ans que les enfants devront porter le masque à l'école, et à tout moment. La Suède, qui n'a pas confiné sa population contrairement au reste de l'Europe, est un des rares pays à ne pas imposer le port du masque. A Stockholm, rares sont ceux qui l'arborent dans les supermarchés, bureaux, bus et métros. Seule une poignée se plie à son usage. "Ils pensent qu'ils savent mieux que le reste du monde", critique Jenny Ohlsson, responsable d'une boutique vendant des masques dans la capitale suédoise.

L'Algérie a quant à elle décidé lundi d'assouplir les mesures de confinement, réduisant le nombre des préfectures soumises à un couvre-feu et rouvrant crèches, librairies et musées, après une baisse des contaminations.

Les Etats-Unis, où la réponse sanitaire reste fragmentée et inégale d'un Etat à un autre, ont de leur côté dépassé les six millions de cas. Le bilan américain, de plus de 183.000 morts, est appelé à dépasser les 200.000 au cours du mois de septembre, selon les modèles épidémiques, même si la Maison Blanche cherche à limiter le nombre de tests pour minimiser l'épidémie.

Au niveau mondial, la pandémie affiche un bilan officiel de plus de 25,3 millions de personnes contaminées, un chiffre certainement sous-estimé, notamment dans des pays comme l'Inde, qui enregistre désormais le plus de nouveaux cas par jour, devançant les Etats-Unis.

Sur le front de la recherche, outre celles sur un vaccin, des chercheurs canadiens se penchent sur un aliment, le fruit du palmier açaï, dans leur quête pour un traitement contre les symptômes les plus sévères, car il réduit les inflammations.

Détournement

Dernière affaire de détournement de fonds présumé lié au Covid: au Kenya, le président Uhuru Kenyatta a ordonné lundi au ministère de la Santé de publier les détails de tous les achats effectués durant la pandémie, après des accusations de détournement de millions de dollars de fournitures médicales essentielles.

Des membres du personnel soignant avaient posté sur les réseaux sociaux des images d'équipements de protection défectueux envoyés dans les services d'urgence.

Du côté de l'Amérique du Sud, le Pérou est désormais le pays détenant le triste record mondial de mortalité due au coronavirus, avec 87 décès pour 100.000 habitants.

"On manque d'hôpitaux, de centres de santé, de médicaments, de laboratoires. Beaucoup de gens meurent chez eux par crainte de venir à l'hôpital ou parce qu'il n'y a pas de lits ou de respirateurs", se désole le président de la Fédération des médecins péruviens, Godofredo Talavera, interrogé par l'AFP.

Au Brésil, qui reste le deuxième pays le plus frappé derrière les Etats-Unis, avec près de 121.000 morts, un célèbre chef indigène, le cacique Raoni Metuktire, infecté, est hospitalisé.

Au Mexique, un tatoueur propose aux survivants un tatouage gratuit: "COVID-19 SURVIVOR". "Comme ça, dans quelques années, ils pourront dire à leur petits-enfants et à leurs enfants, +regarde, je me souviens qu'en 2020 j'ai eu le Covid", explique à AFP le tatoueur, Omi Debua. Un tatouage pour ceux qui ont sauvé leur peau.

© AFP