La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 1.319.561 morts dans le monde depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles lundi à 12H00 HB. Plus de 54.493.680 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués depuis le début de l'épidémie, dont au moins 34.839.400 sont aujourd'hui considérés comme guéris. Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations. Certains pays ne testent que les cas graves, d'autres utilisent les tests en priorité pour le traçage et nombre de pays pauvres ne disposent que de capacités de dépistage limitées.

Sur la journée de dimanche, 6.225 nouveaux décès et 498.768 nouveaux cas ont été recensés dans le monde. Les pays qui ont enregistré le plus de nouveaux décès dans leurs derniers bilans sont l'Italie avec 546 nouveaux morts, les États-Unis (540) et l'Iran (486).

Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 246.224 décès pour 11.038.312 cas recensés, selon le comptage de l'université Johns Hopkins. Au moins 4.185.463 personnes ont été déclarées guéries.

Flambée des cas en Suède

La Suède, qui mène une stratégie moins stricte que la plupart des pays européens face à la pandémie de Covid-19, a annoncé lundi limiter les rassemblements publics à huit personnes maximum face au rebond des contaminations, une première depuis le début de l'épidémie.

La jauge des rassemblements, jusque là fixée de 50 à 300 personnes suivant les cas, descendra à huit à compter du 24 novembre, une mesure "nécessaire" pour faire baisser la courbe du nombre d'infections, a justifié le Premier ministre Stefan Löfven lors d'une conférence de presse.

L'épidémie semble régresser en France

Après une flambée des contaminations, l'épidémie de Covid-19 semble régresser et les courbes des nouvelles entrées à l'hôpital se stabilisent en France, mais "il est trop tôt pour crier victoire", a prévenu lundi le gouvernement, confronté à de nombreuses demandes concernant Noël. "Nous sommes en train de reprendre progressivement le contrôle mais pour autant il y a encore beaucoup de nouveaux malades", a déclaré le ministre de la Santé, Olivier Véran.

Au niveau national, la pression reste forte, avec plus de 33.000 personnes hospitalisées, dont 4.896 dans les services de réanimation, soit la quasi totalité des lits initialement affectés aux soins intensifs, dont le nombre a été augmenté depuis.

De plus, si le nombre de cas positifs diagnostiqués a légèrement baissé, le niveau "reste élevé, entre 20.000 et 30.000 (cas) par jour", a noté le ministre dans un entretien au groupe de journaux régionaux Ebra, en appelant à "poursuivre" les efforts.

Le ralentissement de l'épidémie commence à produire ses effets sur les entrées à l'hôpital. Dimanche, Santé publique France a fait état de 17.390 nouvelles hospitalisations sur les sept derniers jours, une tendance à la baisse depuis le 9 novembre. Dans le même temps, 2.761 malades du Covid-19 ont été admis dans les services de réanimation sur les sept derniers jours, alors que cet indicateur dépassait encore les 3.000 en début de semaine dernière.

Le nombre de cas aux Pays-Bas diminue pour le troisième jour consécutif

Le nombre de nouveaux cas corona aux Pays-Bas a diminué pour la troisième journée consécutive: 4.873 tests positifs ont été enregistrés entre dimanche matin et lundi matin. L'Institut national de santé publique et d'environnement (RIVM) avait signalé 5.457 nouveaux cas dimanche, mais ce chiffre a été ajusté à 5.449 lundi. Le nombre de décès a augmenté de 45 ces dernières 24 heures, soit le même nombre que la veille. Cela ne veut pas dire que toutes ces personnes sont mortes au cours des dernières 24 heures.

Au cours des sept derniers jours, un peu plus de 38.000 personnes ont été testées positives et 489 décès ont été enregistrés. Des chiffres en baisse par rapport à la semaine précédente.

Depuis le début de l'épidémie, le coronavirus a été diagnostiqué chez plus de 450.000 personnes aux Pays-Bas. Au rythme actuel, ce nombre dépassera un demi-million d'ici la fin du mois. Plus de 8.500 personnes sont décédées du virus.

Boris Johnson à l'isolement

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, à l'isolement après avoir été en contact avec une personne infectée par le nouveau coronavirus, a assuré se sentir "très bien" et "déborder d'anticorps". Il continue à travailler malgré sa quarantaine.

Sévèrement atteint par le Covid-19 il y a plusieurs mois, le chef du gouvernement avait rencontré jeudi à Downing Street un petit groupe de députés, parmi lesquels Lee Anderson, qui a par la suite été diagnostiqué positif.

Chicago se protège

Les habitants de Chicago, la troisième ville des Etats-Unis, sont appelés à rester chez eux à partir de lundi pour essayer d'enrayer une épidémie de Covid-19 qui progresse de façon galopante dans le pays, où la barre des 11 millions de cas a été franchie.

La maire de Chicago a recommandé à ses 2,7 millions d'administrés d'éviter les sorties sauf pour les déplacements essentiels, dont le travail.

Manifestations anti-restrictions en Europe

En attendant, les autorités européennes écartent presque partout l'idée d'un assouplissement des restrictions, et les durcissent par endroit.

Au Portugal, après le couvre-feu nocturne instauré lundi dernier, un couvre-feu le week-end est entré en vigueur samedi pour 70% de la population. La semaine prochaine, 80% de la population sera concernée.

Dans l'après-midi, 500 manifestants ont bravé les restrictions à Lisbonne pour une "marche pour la liberté".

"La pandémie est là et il faut nous protéger, mais sans tuer l'économie", a témoigné Carla Torres, 33 ans, travaillant dans la communication pour des chefs cuisiniers, des restaurants et des hôtels. "Nos clients ne peuvent plus nous payer et ils seront nombreux à devoir licencier des employés dès le mois prochain".

En Allemagne, près d'un millier d'anti-masques ont défilé à Francfort (centre) à l'appel d'un collectif "Libre penseur", 700 personnes se sont également rassemblées à Ratisbonne (sud), et d'autres manifestations sont prévues dimanche.

La chancelière allemande Angela Merkel avait estimé que l'épidémie allait a minima "nous occuper tout l'hiver".

Même son de cloche en France, l'un des épicentres de la deuxième vague (359 morts supplémentaires depuis vendredi): il va falloir "vivre avec le virus sur le temps long", a averti le Premier ministre Jean Castex, qui a dit travailler à de nouvelles "règles" jusqu'à l'arrivée d'un vaccin.


Des manifestations contre les restrictions s'y sont tenues samedi, rassemblant plusieurs centaines de manifestants à Marseille (sud-est) et 1.500 personnes à Nice (sud-est). Dans le cortège niçois, on pouvait lire sur des pancartes: "Masques dès 6 ans c'est non!", "Culture sacrifiée" ou encore "Couvre-feu? Nous ne sommes pas en guerre".

L'Autriche confinée

D'autres pays européens ont annoncé samedi de nouvelles restrictions: la Grèce va fermer ses écoles primaires et ses crèches, l'Ukraine ses commerces non essentiels pour trois weekends.

En Autriche, le chancelier Sebastian Kurz a annoncé qu'à partir de mardi et jusqu'au 6 décembre, serait "instauré un confinement comme celui du printemps", avec les sorties restreintes au maximum et la fermeture des écoles et magasins non essentiels.

La situation s'aggrave en Italie, qui a enregistré 544 morts en 24 heures. Et près de la moitié des Italiens sont désormais en confinement partiel.

Dans la région de Naples, classée en "zone rouge" comme la Toscane, les hôpitaux sont débordés: on y a soigné parfois des patients directement dans leur voiture, tandis que d'autres agonisaient dans des ambulances.

Au Liban, un confinement "total" du pays est entré en vigueur samedi pour lutter contre l'augmentation en flèche des cas de Covid-19 qui se répercute sur les hôpitaux désormais saturés.


Un million de cas au Mexique

Le Mexique a annoncé avoir dépassé samedi le million de cas confirmés, après avoir enregistré 5.860 nouvelles infections en 24 heures. Et la maire de Mexico, Claudia Sheinbaum, a annoncé vendredi la fermeture des bars et des cantines pendant 15 jours.

Mais c'est aux Etats-Unis que la situation est la plus préoccupante: près d'un décès sur cinq a eu lieu dans ce pays, le plus endeuillé au monde avec 245.574 morts pour 10.888.372 cas, selon le dernier bilan de l'université Johns Hopkins.

Ville américaine la plus touchée par la première vague au printemps avec plus de 23.000 morts, New York connaît à nouveau une flambée de cas, et le maire Bill de Blasio a appelé les parents d'élèves à "se préparer" à la fermeture des écoles lundi.

Mais dans sa première intervention publique depuis l'annonce de sa défaite samedi à la présidentielle - qu'il refuse de reconnaître -, Donald Trump a martelé: "cette administration n'imposera pas de confinement".