Europe

Pays-Bas: les sans abri vaccinés cette semaine

Les sans-abri seront vaccinés contre le coronavirus aux Pays-Bas à partir de cette semaine. Les employés des services de santé communaux et les médecins vaccineront ces personnes dans les lieux d'accueil qui les hébergent et via des équipes de vaccination mobiles. Selon les estimations des employés des services de santé communaux, environ 60.000 personnes vivent sans toit aux Pays-Bas. Jusqu'à présent, des contacts ont été pris avec environ 25.000 d'entre eux. Les centres d'accueil, les communes, les églises, la Croix-Rouge et l'Armée du Salut aident à recenser ce groupe difficile à atteindre.

Les sans-abri sont vaccinés avec le vaccin de Janssen (Johnson & Johnson), dont une seule injection est nécessaire, et donc un seul rendez-vous.

Cette semaine, environ 10.000 sans-abri qui le souhaitent pourront se faire vacciner.

Chypre: enquête après le décès d'une Britannique vaccinée avec AstraZeneca

Une enquête a été ouverte à Chypre après le décès d'une ressortissante britannique de 39 ans, victime d'un "épisode thrombotique grave" après avoir reçu une première dose du vaccin d'AstraZeneca contre le coronavirus, a rapporté lundi l'agence chypriote CNA.

La victime, dont l'identité n'a pas été révélée, avait été hospitalisée dans une unité de soins intensifs de l'hôpital général de Nicosie après avoir souffert de symptômes liés à la formation d'un caillot sanguin, quelques jours après la première injection du vaccin Vaxzevria, du laboratoire suédo-britannique AstraZeneca, le 6 mai, à Paphos (ouest).

Les autorités chypriotes ont ouvert une enquête pour déterminer si "l'incident thrombotique grave" dont elle est décédée était lié à sa vaccination. L'Agence européenne des médicaments (EMA) va également mener sa propre enquête, a précisé Charalambos Charilaou, porte-parole de l'organisation chypriote des services de santé.

Au total, les autorités de l'île enquêtent actuellement sur quatre cas de caillots sanguins, trois chez des patients ayant reçu une première injection du vaccin d'AstraZeneca et un de Pfizer.

AstraZeneca est au coeur de la campagne de vaccination à Chypre, un pays membre de l'Union européenne qui ne pose à ce jour aucune restriction à son utilisation. De nombreuses personnes tentent toutefois d'obtenir un autre vaccin lors de la prise de rendez-vous en ligne.

Près de 49% de la population chypriote adulte a déjà reçu une première dose et 21% est complètement vaccinée, alors que l'île méditerranéenne de moins d'un million d'habitants a enregistré officiellement 71.911 contaminations et 354 morts depuis mars 2020.

S'agissant des vaccins autorisés dans l'UE (AstraZeneca, Johnson & Johnson, Moderna et BioNTech-Pfizer), l'EMA souligne que les avantages sont plus importants que les risques.

Mais, s'agissant d'AstraZeneca, plusieurs pays européens ont restreint ou abandonné son utilisation en raison d'effets secondaires rares mais graves.

Asie

Inde: la barre des 300.000 décès franchie

L'Inde a franchi la barre des 300.000 décès dus au coronavirus, devenant le troisième pays au monde à atteindre ce chiffre, derrière les États-Unis et le Brésil, alors que la pandémie continue de faire rage dans ce vaste pays de 1,3 milliard d'habitants. Selon le ministère de la Santé, le nombre total de décès s'élève à 303.720, dont 50.000 en un peu moins de deux semaines, et le nombre cumulé de contaminations a dépassé les 26,7 millions.

Depuis quelques semaines, le pays enregistre régulièrement un nombre quotidien record de contaminations et de décès.

Au cours des dernières 24 heures, l'Inde a recensé 4.454 décès dus au virus SARS-Cov-2, soit le deuxième bilan quotidien le plus élevé depuis le record de 4.529 morts atteint mercredi.

Nombre d'experts estiment que les chiffres réels sont sans doute largement sous-évalués, d'autant que l'épidémie s'est propagée au-delà des grandes villes, dans les zones rurales où les hôpitaux sont rares et où les registres sont mal tenus.

Dans l'ensemble de la vaste nation, la vague dévastatrice du Covid-19 a submergé les hôpitaux, entraîné une pénurie d'oxygène et de médicaments essentiels. Les crématoriums et cimetières ont également été débordés.

Japon: ouverture des premiers vaccinodromes

Le Japon a ouvert lundi ses premiers centres de vaccination de masse contre le coronavirus, afin d'accélérer sa campagne vaccinaÉtats-Unis lenteur est très critiquée à moins de deux mois désormais des JO de Tokyo (23 juillet-8 août). Les deux centres mis en place à Tokyo et Osaka (ouest), et gérés par les Forces d'auto-défense nippones, seront chargés d'administrer quotidiennement des milliers de doses de vaccins à des personnes âgées de 65 ans et plus.

Tout juste 2% des quelque 125 millions d'habitants de l'Archipel ont pour l'heure reçu les deux doses de vaccin, contre 40% aux Etats-Unis ou 15% en France.

Les critiques sont de plus en plus fortes face à cette lenteur, expliquée en partie par des règles médicales strictes et des lourdeurs bureaucratiques, alors qu'une partie du pays est sous état d'urgence face à une quatrième vague du Covid-19.

Quelque 10.000 doses doivent être administrées quotidiennement au vaccinodrome de Tokyo, et 5.000 à Osaka, les deux centres utilisant le vaccin de Moderna, autorisé depuis vendredi par le gouvernement nippon.

Celui d'AstraZeneca, également approuvé vendredi, ne sera toutefois pas employé immédiatement en raison de cas rares mais graves de thromboses (caillots sanguins) constatés dans d'autres pays.

Le Japon a commencé à administrer en février le vaccin de Pfizer/BioNTech à son personnel médical puis aux personnes de 65 ans et plus, que le gouvernement espère finir de vacciner d'ici fin juillet.

La perspective des JO de Tokyo n'a pas influencé le programme de vaccination, a cependant affirmé le gouvernement nippon.

Taïwan fustige Pékin pour son maintien à l'écart de l'Assemblée de l'OMS

Taïwan a fustigé lundi le rôle de la Chine dans le maintien de l'île à l'écart de l'Assemblée mondiale de la Santé qui s'ouvre lundi, exhortant l'agence onusienne à résister aux pressions de Pékin. La 74e Assemblée mondiale de la Santé (du 24 mai au 1er juin), qui se tiendra comme l'an dernier en ligne, a été décrite comme "l'une des plus importantes de l'histoire de l'OMS" par Tedros Adhanom Ghebreyesus, le patron de cette organisation sous le feu des critiques pour sa réponse au Covid-19.

Taïwan, une île qui n'est reconnue officiellement que par une poignée de pays au monde, avait jusqu'en 2016 participé à la réunion annuelle sous le statut d'observateur. Taipei en a depuis été exclu sous la pression de la Chine, qui considère l'île comme faisant partie intégrante de son territoire.

Lundi, le chef de la diplomatie taïwanaise Joseph Wu a exhorté l'OMS à "conserver une position professionnelle et neutre, à rejeter les ingérences politiques de la Chine" et à permettre à l'île -l'un des territoires les plus efficaces au monde dans la lutte contre la pandémie- à participer aux travaux de l'organisation.

"La Chine a continué d'affirmer de façon fausse que des arrangements appropriés avaient été faits pour permettre la participation de Taïwan à l'OMS. Cela n'est pas du tout conforme à la réalité", a dit M. Wu.