La pandémie a fait au moins 4.847.904 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi lundi à 10H00 GMT par l'AFP à partir de sources officielles.

Plus de 237,4 millions de cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués depuis le début de l'épidémie. La grande majorité des malades guérissent, mais une part encore mal évaluée conserve des symptômes pendant des semaines, voire des mois.

Les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé par cette épidémie avec 713.949 morts, suivis par le Brésil (601.213), l'Inde (450.782), le Mexique (282.086) et la Russie (217.372).

L'OMS estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé.

L'Afrique du Sud planche sur le premier vaccin ARNm du continent

L'Afrique du Sud, qui milite pour un accès équitable aux vaccins anti-Covid, s'est lancée dans la conception d'un premier vaccin africain à ARN messager (ARNm), pour mettre fin à la dépendance du continent vis-à-vis des pays riches.

La technologie innovante de l'ARNm consiste à injecter dans l'organisme des brins d'instructions génétiques qui dictent aux cellules du patient ce qu'il faut fabriquer pour lutter contre la maladie. Le procédé est utilisée par les laboratoires américains Moderna et Pfizer-BioNTech pour leurs vaccins anti-Covid.

Soutenue par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'entreprise sud-africaine de biotechnologie Afrigen, basée au Cap, mène un projet pilote qui fera appel à "l'ingénierie inverse" (qui consiste à rechercher les principes de conception d'un produit) pour reconstituer une formule proche du vaccin à ARNm de Moderna.

Les premières doses devraient être prêtes pour des essais cliniques d'ici un an, selon le directeur d'Afrigen, Petro Terreblanche. Des négociations sont en cours pour obtenir un contrat de licence avec le géant pharmaceutique américain pour la production.

La recherche et le développement dans les installations ultramodernes, qui ont coûté environ 7,5 millions d'euros, ont commencé il y a trois mois.

A ce jour, à peine 5% des Africains éligibles sont entièrement vaccinés. Largement à la traîne par rapport au reste du monde, l'Afrique est fortement dépendante des importations et des dons de doses par les pays riches.

Le gouverneur du Texas interdit l'obligation vaccinale dans son Etat

Le gouverneur républicain du Texas, Gregg Abbott, a annoncé lundi qu'il interdisait à l'intégralité des entités de son Etat, y compris aux entreprises privées, d'imposer une obligation vaccinale à leurs employés ou aux consommateurs.

"Le vaccin Covid-19 est sûr, efficace et constitue notre meilleure défense contre le virus, mais il doit toujours rester volontaire et jamais forcé", a-t-il tweeté.

Dans son tweet, le gouverneur a publié le communiqué de presse annonçant le décret adopté, qui dispose qu'"aucune entité au Texas ne peut obliger une personne, y compris un employé ou un consommateur, à se faire vacciner contre le Covid-19 si elle s'y oppose pour une raison de conscience personnelle, fondée sur une croyance religieuse, ou pour des raisons médicales".

Cette décision intervient un mois après que Joe Biden eut déclaré que la vaccination serait obligatoire pour quelque 100 millions de travailleurs, fonctionnaires du gouvernement fédéral et salariés du privé.

Son annonce avait suscité un tollé chez les républicains qui, au nom des libertés individuelles, ont immédiatement menacé d'entamer des poursuites en justice.

M. Abbott, connu pour avoir été farouchement opposé à l'obligation de porter un masque, a été testé positif au Covid-19 en août, après avoir assisté à un événement public en salle. Le gouverneur est entièrement vacciné.

Alors que ces décisions à contre-courant de l'obligation vaccinale et du port du masque lui ont valu le soutien des fidèles de l'ancien président Donald Trump, elles ont suscité de vives critiques de la part des démocrates texans.

Merck demande l'autorisation pour sa pilule contre le Covid

Le laboratoire américain Merck a déposé une demande d'autorisation auprès des autorités américaines pour sa pilule contre le Covid-19, susceptible de constituer une avancée majeure en évitant en amont les formes graves de la maladie.

Cette demande concerne le médicament molnupiravir destiné au traitement des patients adultes atteints de formes légères à modérées et risquant d'évoluer vers des formes sévères et/ou une hospitalisation.

AstraZeneca : essais positifs pour un cocktail d'anticorps

Un cocktail d'anticorps d'AstraZeneca testé sur des patients contaminés et jugés à haut risque de contracter des formes sévères de Covid-19 a donné des résultats jugés positifs par le laboratoire pharmaceutique en essais cliniques de phase 3, d'après un communiqué lundi.

Le gouvernement britannique responsable d'un "échec" historique

Un rapport parlementaire accablant publié mardi affirme que le gouvernement britannique et ses conseillers scientifiques ont commis de graves erreurs et accumulé d'importants retards dans la gestion du début de la pandémie, "un des plus importants échecs en matière de santé publique que le Royaume-Uni ait jamais connu".

Sydney respire après quatre mois de confinement

Les cinq millions d'habitants de Sydney sont sortis lundi de près de quatre mois d'un confinement strict.

Des restrictions vont perdurer quelques semaines dans la plus grande ville d'Australie pour les rassemblements et les voyages à l'étranger. Il faudra aussi attendre pour la réouverture complète des écoles.

Le Pakistan enregistre ses chiffres Covid les plus bas depuis quatre mois

Le Pakistan a enregistré mardi son nombre d'infections et de décès liés au Covid-19 le plus bas depuis quatre mois. Selon le ministère de la Santé, au moins 689 nouveaux cas et 18 décès ont été rapportés lors des dernières 24 heures. À l'échelle nationale, le taux de positivité des tests covid se situe à 1,6%. Depuis le début de la crise sanitaire, le Pakistan a enregistré 1.259.648 cas et 28.152 décès. Durant la quatrième vague, initiée en juillet, la plupart des nouveaux cas et décès enregistrés sont liés au variant Delta.

Ces dernières semaines, le ralentissement des nouvelles infections a encouragé les autorités à adoucir les restrictions et permettre notamment aux universités de retourner à une capacité de 100%.

Bien que les doutes restent un frein aux différentes stratégies mises en place par les autorités, la campagne de vaccination pakistanaise s'est accélérée. Des restrictions strictes ont été imposées aux personnes non-vaccinées. Ainsi, elles ne peuvent plus prendre les vols domestiques et les trains, mais sont aussi interdites d'accès aux centres commerciaux et aux restaurants.

Selon les chiffres officiels, plus de 92 millions de personnes ont reçu au moins une dose de vaccin, alors que plus de 34 millions de personnes sont entièrement vaccinées. La campagne de vaccination avait démarré en février. Le gouvernement lutte pour atteindre l'objectif d'une vaccination complète de la moitié de la population adulte, soit 80 millions de personnes, d'ici fin de l'année.

Thaïlande: réouverture aux touristes vaccinés

La Thaïlande va rouvrir ses frontières aux visiteurs étrangers vaccinés à partir du 1er novembre, a annoncé lundi le Premier ministre Prayut Chan-O-Cha, alors que le royaume cherche à sauver l'industrie touristique.

La Thaïlande va d'abord accepter des touristes en provenance de dix "pays considérés à faible risque", notamment les Etats-Unis, la Chine, le Royaume-Uni, l'Allemagne et Singapour. La liste sera élargie dans les mois suivants.

Une dose supplémentaire recommandée pour les immunodéprimés

Un comité d'experts de l'OMS a recommandé lundi de donner une dose supplémentaire de vaccin anti-Covid aux personnes "modérément ou sévèrement immunodéprimées", pour tous les vaccins homologués par l'organisation.

Le même comité a indiqué qu'une troisième dose, pour les 60 ans ou plus, était nécessaire pour les patients qui ont été immunisés avec les vaccins des sociétés chinoises Sinovac et Sinopharm.

Les vaccins efficaces à 90% contre les formes graves (étude française)

La vaccination contre le Covid-19 réduit de 90% le risque d'hospitalisation et de décès chez les plus de 50 ans et semble aussi efficace face au variant Delta, sur lequel on manque toutefois encore de recul, selon une vaste étude française en vie réelle rendue publique lundi.

"Cela signifie que les personnes vaccinées ont neuf fois moins de risques d'être hospitalisées ou de décéder de la Covid-19 que les personnes non vaccinées", a expliqué à l'AFP l'épidémiologiste Mahmoud Zureik.