La pandémie a fait plus de 3,359 millions de morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles samedi à 10H00 GMT.

Après les Etats-Unis (585.702 décès), les pays comptant le plus de morts sont le Brésil (434.715), l'Inde (266.207), le Mexique (220.159) et le Royaume-Uni (127.668).Ces chiffres, qui reposent sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé, sont globalement sous-évalués.

Moins de contaminations, mais de nouveau plus de décès en Inde

Au cours des dernières 24 heures, 311.170 nouveaux cas de coronavirus ont été détectés en Inde, a indiqué dimanche matin le ministère indien de la Santé. Cela représente une diminution d'environ 15.000 cas par rapport aux données de samedi. Le nombre de morts a lui légèrement augmenté. Au cours des dernières 24 heures, 4.077 personnes sont décédées des suites du Covid-19 en Inde. La veille, 3.890 décès liés au coronavirus avaient été enregistrés en 24 heures.

Le nombre total d'infections confirmées en Inde s'élève désormais à 24,68 millions, soit le deuxième chiffre le plus élevé au monde. Le bilan officiel total est de 270.284 morts, le troisième plus élevé au monde.

L'Etat indien du Bengale occidental, particulièrement frappé par la pandémie de Covid-19 après des rassemblements électoraux de masse en avril, a imposé samedi un confinement de deux semaines afin de tenter de freiner les contaminations.

Cet Etat, dont les hôpitaux sont submergés, a enregistré 21.000 nouveaux cas de contamination sur les 326.000 rapportés en Inde samedi.

Brésil : la vaccination piétine

La vaccination contre le Covid-19 au Brésil est encore poussive et la campagne débutée tardivement il y a quatre mois pourrait être à nouveau freinée par des retards dans l'importation de principes actifs pour fabriquer de nouvelles doses.

Sous le coup d'une enquête parlementaire, le gouvernement Bolsonaro est accusé d'avoir sa part de responsabilité dans ces retards, à cause de tensions diplomatiques avec la Chine et de refus d'offres de vaccins.

Quelque 35 millions de Brésiliens ont reçu au moins une dose, soit 16% de la population. C'est trop peu pour avoir un vrai impact dans un pays où près de 435.000 vies ont été fauchées par le virus.

"Les doses dont nous disposons actuellement ne permettent pas de vacciner au rythme souhaité", explique à l'AFP la pneumologue Margareth Dalcolmo, de la Fiocruz, institut de référence en santé publique. "Il faudrait déjà pouvoir vacciner les jeunes, ce sont eux qui font circuler le virus. (...) Plus de 70% de la population doit être vaccinée pour limiter cette propagation et éviter l'apparition de nouveaux variants", ajoute-t-elle.

Mais le Brésil doit d'abord immuniser les 80 millions de personnes considérées comme prioritaires, notamment les personnes âgées, les personnels soignants et les populations indigènes.

Même si les doses sont livrées au compte-gouttes, le gouvernement assure que tous les adultes seront vaccinés d'ici la fin de l'année.

Pour Margareth Dalcolmo, le Brésil, reconnu pour son expérience dans la vaccination de masse, en est capable. Mais "pas au rythme actuel" car pour cela "il faudrait vacciner 2 millions de personnes par jour", alors que le pays a rarement dépassé le million de vaccination quotidienne.

"La situation est plus favorable qu'en début d'année, mais on est loin de l'idéal", renchérit Joao Viola, président du comité scientifique de la Société brésilienne d'immunologie.

L'espoir de voir la vaccination enfin s'accélérer a été nourri par l'arrivée des premiers lots du vaccin de Pfizer/BioNTech. Mais il ne s'agit que d'environ 2 millions des 100 millions de doses commandées en mars.

Les stocks auraient pu être bien plus importants si Brasilia avait accepté dès les mois d'août des offres de Pfizer pour des livraisons échelonnées de plus de 70 millions de doses. Le moment où le président Jair Bolsonaro avait ironisé sur des effets secondaires qui pourraient "transformer en crocodile".

Quelque 1,5 million de doses auraient même pu être livrées dès décembre, une information confirmée jeudi par le patron de Pfizer Amérique Latine lors de la Commission d'enquête parlementaire.

"La demande mondiale est très élevée et ceux qui ont noué des accords tardivement, comme le Brésil, finissent par être livrés après les autres", estime Joao Viola.

La campagne de vaccination a débuté mi-janvier, un mois après les Etats-Unis et la plupart des pays européens, avec deux vaccins: celui d'Oxford/AstraZeneca et le CoronaVac, du laboratoire chinois Sinovac.

Ces deux vaccins ont l'avantage d'être fabriqués au Brésil, mais le pays dépend toujours de l'importation de principes actifs venus de Chine, avec de nombreux retards dans les livraisons.

L'Argentine franchit la barre des 70.000 décès

L'Argentine a dépassé samedi le seuil des 70.000 décès dus au coronavirus depuis le début de la pandémie, alors que la moyenne des nouveaux cas quotidiens se situe à plus de 20.000, selon les autorités. Selon le dernier rapport du ministère de la Santé, 400 personnes sont décédées au cours des dernières 24 heures, portant le nombre total de décès à 70.253.

En outre, les autorités ont fait état de 21.469 nouvelles contaminations, ce qui porte le nombre total de contaminations au Covid-19 à 3.290.935 sur une population de 45 millions d'habitants.

L'indicateur le plus inquiétant selon les autorités reste le taux d'occupation des unités de soins intensifs, qui a augmenté au cours des neuf derniers jours. Selon les données officielles, 5.517 personnes sont hospitalisées en soins intensifs à travers le pays.

Selon le ministère de la Santé, le pourcentage de lits occupés en unités de soins intensifs est de 70,1% au niveau national, un taux qui atteint 76,5% dans la zone métropolitaine de Buenos Aires, où vivent 15 millions de personnes.

La semaine dernière, les variants indien et sud-africain ont été détectés pour la première fois sur le sol argentin chez trois voyageurs provenant de France et d'Espagne.

Les frontières restent fermées et seuls les Argentins et les résidents étrangers ont le droit d'entrer dans le pays.

Depuis la mi-avril, le gouvernement a renforcé les mesures visant à réduire la circulation des personnes pour tenter de freiner la propagation de la maladie.

Quelque 9,9 millions de personnes ont reçu une première dose des vaccins administrés en Argentine, tandis qu'1,8 million ont déjà reçu deux doses.

De plus en plus d'Allemands favorable à la vaccination 

De plus en plus de personnes sont prêtes à se faire vacciner en Allemagne depuis le lancement de la campagne de vaccination contre le coronavirus, il y a près de cinq mois, révèle dimanche une enquête YouGov commandée par l'agence de presse DPA. Près des trois quarts des Allemands de plus de 18 ans souhaitent désormais être immunisés, alors qu'ils n'étaient que 65% peu avant le début de la campagne de vaccination, le 27 décembre. À l'époque, 19% refusaient l'inoculation d'un sérum contre le coronavirus, contre 15% aujourd'hui.

Le pourcentage d'indécis est quant à lui passé de 16 à 11% depuis la fin du mois de décembre.

500 patients évacués après l'incendie du plus grand hôpital Covid des Philippines

Un incendie a frappé le plus grand hôpital Covid des Philippines dimanche matin, forçant l'évacuation de centaines de patients, ont indiqué les autorités locales. Personne n'a été blessé. "Le feu est parti de la buanderie et s'est propagé au troisième étage", a expliqué le service de protection contre les incendies. "La fumée était si épaisse que nos pompiers ne pouvaient pas entrer sans appareil respiratoire."

Il n'y avait aucun patient à l'étage touché, mais la fumée a envahi les autres étages, obligeant à évacuer environ 500 personnes, dont 156 malades atteints du Covid-19.

Il a fallu plus de cinq heures pour éteindre le feu. La salle d'urgence a été temporairement fermée et plusieurs personnes ont été transférées vers d'autres hôpitaux. Un système spécial a été développé pour s'assurer que les patients Covid restent séparés des patients non Covid.

La Chine a annulé toute ascension de l'Everest depuis son territoire afin d'éviter tout risque de contamination au Covid-19 par des alpinistes en provenance du Népal, selon un média d'Etat.

Le Népal, voisin de l'Inde, est durement frappé par une deuxième vague épidémique, au moment où l'Etat himalayen comptait relancer son tourisme cet été après une saison 2020 réduite à néant.