La pandémie de coronavirus a fait plus de 3 millions de morts dans le monde (au moins 3.011.975 décès), selon un bilan établi dimanche par l'AFP à partir de sources officielles. Les Etats-Unis sont le pays qui compte le plus grand nombre de morts avec 567.210 décès, suivi par le Brésil (373.335), le Mexique (212.228), l'Inde (177.150) et le Royaume-Uni (127.260).

Ces chiffres sont globalement sous-évalués. Ils se fondent sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé, sans inclure les réévaluations reposant sur des bases statistiques.


Ouverture de la bulle entre l'Australie et la Nouvelle-Zélande

L'émotion était forte lundi chez les passagers qui s'apprêtaient à embarquer sur les premiers vols de la "bulle", une mesure permettant de voyager entre l'Australie et la Nouvelle-Zélande sans avoir à effectuer de quarantaine à l'arrivée. Ce dispositif va permettre aux familles séparées depuis la fermeture des frontières, il y a près de 400 jours en raison de la pandémie de Covid-19, de se retrouver enfin.

"(Je vais) crier, hurler, pleurer, étreindre, embrasser, (me) sentir heureuse - tout cela à la fois", a témoigné auprès de l'AFP Denise O'Donoghue, 63 ans, à l'aéroport de Sydney alors qu'elle s'apprêtait à embarquer.

"C'est un grand jour pour les familles et leurs amis", a déclaré la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern, saluant la politique efficace de lutte contre le coronavirus, dans les deux pays, qui a permis l'ouverture de ce corridor.

Avant la pandémie, les Australiens représentaient la plus large proportion des touristes étrangers, soit 40%, se rendant en Nouvelle-Zélande, avec environ 1,5 million d'arrivées en 2019.

Cet événement faisait l'objet lundi d'une vaste couverture médiatique dans les deux pays, avec de nombreux directs des télévisions depuis les aéroports.


Les mots "WELCOME WHANAU", bienvenue la famille en langue maori, ont été écrits en lettres géantes sur un talus près d'une piste de l'aéroport de Wellington.

Des centaines de milliers de Néo-Zélandais expatriés vivent en Australie et, avant le coronavirus, beaucoup prenaient régulièrement l'avion pour retourner dans l'archipel. Le trajet dure trois heures.

Craig Suckling, cadre au sein de la compagnie Air New Zealand, a qualifié l'atmosphère avant le départ à l'aéroport de Sydney d'"électrique". "C'était un vrai ascenseur émotionnel", a-t-il déclaré.

Le directeur général de la compagnie aérienne, Greg Foran, a qualifié la journée d'"historique" pour les personnes travaillant dans le secteur touristique frappé de plein fouet. "(C'est) un véritable tournant pour la compagnie aérienne. C'est le premier jour de notre renaissance", a-t-il déclaré.

EUROPE

Le commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton, a déclaré dimanche que le contrat européen de vaccins contre le Covid-19 avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca pourrait ne pas être renouvelé en raison des retards de livraison accumulés depuis le début de l'année.


L'Espagne prolonge les restrictions sur les arrivées du Brésil et d'Afrique du Sud

Le gouvernement espagnol a prolongé mardi jusqu'au 11 mai les restrictions concernant les vols en provenance du Brésil et d'Afrique du Sud, afin de contrôler la propagation des variants du coronavirus.

Il s'agit de la sixième prolongation de cette mesure instaurée le 2 février.

Seuls les citoyens espagnols et andorrans et les résidents étrangers en Espagne et en Andorre peuvent prendre un avion en provenance de ces deux pays.

Les passagers en transit international vers un pays non-Schengen avec une escale de moins de 24 heures sont également autorisés à voyager mais n'ont pas le droit de sortir de l'aéroport et ne peuvent pas rester plus de 24 heures.

Les variants découverts en Afrique du Sud et au Brésil inquiètent la communauté internationale, qui s'interroge sur leur contagiosité et l'efficacité des vaccins à leur encontre.

Pour les passagers en provenance de ces deux pays, l'Espagne impose également une quarantaine à l'arrivée, une mesure récemment prolongée jusqu'au 3 mai.

Cette quarantaine est de dix jours, ou de sept jours si un test PCR négatif a été présenté. Elle est également obligatoire pour les passagers en provenance de dix autres pays, dont le Pérou et la Colombie.

L'Espagne reste l'un des pays européens les plus touchés par la pandémie avec plus de 77.000 morts et plus de 3,4 millions de cas diagnostiqués.

Danemark

Les autorités sanitaires danoises ont annoncé lundi qu'il est possible que le vaccin développé par AstraZeneca soit encore administré aux personnes qui le souhaitent. Le pays a été le premier, mercredi dernier, à abandonner son utilisation dans sa stratégie de vaccination, car il a été prouvé qu'il pouvait entraîner la formation de caillots sanguins dans de très rares cas. Le royaume nordique avait suspendu l'utilisation du sérum d'AstraZeneca le 11 mars, en raison de cas suspects de mauvaise coagulation sanguine potentiellement liés au vaccin suédo-britannique. Des rapports décrivent en effet des cas exceptionnels de caillots sanguins, combinés à un faible taux de plaquettes et à des saignements. Le Danemark a également pointé mercredi ces effets secondaires "rares" mais "graves" du vaccin pour justifier sa décision d'y renoncer définitivement, malgré les avis du régulateur européen et de l'OMS favorables à son usage.

L'agence de presse Ritzau a rapporté lundi que les autorités envisagent tout de même le vaccin d'AstraZeneca pour les personnes qui souhaitent se faire vacciner contre le coronavirus sur une base volontaire.

Suisse: réouverture des terrasses et salles de sport

En dépit d'une détérioration de la situation épidémiologique, la Suisse a allégé lundi ses mesures anti-Covid, rouvrant notamment ses salles de sports, terrasses de cafés et restaurants et les cinémas, tandis que plusieurs centres de vaccination de masse ouvrent dans le pays, comme à Lausanne et Genève.

La pandémie a fait ici quelque 9.800 morts pour une population de 8,6 millions d'habitants.

La Grèce lève la quarantaine pour les résidents de l'UE et de 5 autres pays

L'aviation civile grecque a annoncé lundi la levée de la quarantaine obligatoire de sept jours en vigueur jusqu'ici en Grèce pour les voyageurs "résidents permanents des pays membres de l'Union européenne, de l'espace Schengen, du Royaume-Uni, des Etats-Unis, d'Israël, de Serbie et des Emirats arabes unis".

Cette levée de la quarantaine est appliquée pour les vols concernant "les voyageurs qui ont reçu les deux doses du vaccin" ou pour ceux qui "sont négatifs au virus et disposent d'un test négatif de dépistage du coronavirus de moins de 72 heures", a précisé un communiqué de l'aviation civile grecque (Ypa).

Cette annonce intervient alors que le pays connaît un pic de l'épidémie avec des dizaines de morts et plus de 1.500 cas de coronavirus par jour.

Les habitants de Grèce sont toujours soumis à un confinement strict, les déplacements entre départements ne sont autorisés que pour des raisons "essentielles" (familiales ou professionnelles).

La quarantaine sera levée dès ce lundi mais les autres "restrictions pour les vols intérieurs ou internationaux seront en vigueur jusqu'au 26 avril", a précisé l'aviation civile, qui réévalue régulièrement les réglementations en fonction de la situation sanitaire.

La Grèce s'apprête à ouvrir sa saison touristique à la mi-mai mais le gouvernement avait annoncé la semaine dernière son intention d'ouvrir dès cette semaine ses frontières pour les visiteurs en provenance des pays européens ou d'autres pays qui disposent soit d'un certificat vaccinal ou de tests de dépistage PCR.

Outre la quarantaine de sept jours jusqu'ici obligatoire, les voyageurs arrivant actuellement en Grèce doivent soumettre un test négatif de dépistage du coronavirus, de moins de 72 heures.

Seuls les touristes israéliens, qui sont vaccinés, ne sont pas soumis à ces obligations à la suite d'un accord bilatéral.

Le Portugal rouvre restaurants et centres commerciaux

Le Portugal est entré lundi dans la troisième phase d'un déconfinement progressif entamé il y un mois, avec la réouverture des centres commerciaux, de l'intérieur des cafés et des restaurants, des salles de spectacle, des lycées et des universités. Entre la mi-janvier et la mi-mars, les autorités du pays avaient imposé un confinement général strict pour endiguer une violente troisième vague de l'épidémie de coronavirus. Une dizaine de municipalités affichant un taux d'incidence trop élevé n'ont pas suivi le mouvement de déconfinement.


Les contrôles à la frontière espagnole seront maintenus au moins jusqu'à la fin du mois, de même que l'obligation pour les voyageurs arrivant au Portugal de présenter un test négatif, voire d'observer une quarantaine.

Le gouvernement de Lisbonne a toutefois assoupli vendredi les restrictions de voyage en vigueur depuis fin janvier, en levant suspension des vols avec le Royaume-Uni et le Brésil pour les déplacements jugés essentiels.

La prochaine et dernière étape de la levée graduelle des restrictions sanitaires est prévue dans deux semaines, avec notamment le retour d'évènements publics en extérieur si l'évolution de la situation sanitaire le permet, a indiqué l'exécutif socialiste.

En parallèle de la réouverture des établissements scolaires, qui avait commencé avec les crèches et des écoles primaires, les autorités ont lancé une campagne de dépistage et de vaccination du personnel enseignant. Ce week-end, près de 170.000 enseignants et autre personnel scolaire ont reçu leur première dose de vaccin anti-Covid.

Au total, pour une population d'environ 10 millions d'habitants, le Portugal a administré 2,5 millions de doses de vaccin, et 650.000 personnes ont reçu leur deuxième dose.

Allemagne

Lors d'un hommage national aux 80.000 Allemands morts du Covid, le président Frank-Walter Steinmeier a exhorté le pays à l'unité face aux divisions croissantes que suscitent les restrictions imposées pour contrer la pandémie.

Plusieurs milliers d'"anti-masques" ont encore manifesté dans plusieurs villes allemandes ce week-end et la police a procédé à des interpellations.

AMERIQUE

Etats-Unis

Tous les citoyens peuvent se faire vacciner contre le Covid-19 à partir de lundi aux Etats-Unis.

Quelque 50,4% des Américains de plus de 18 ans ont pu bénéficier d'au moins une dose de vaccin, et 32,5% sont entièrement vaccinés, notamment les seniors de 65 ans et plus, a indiqué dimanche la principale agence fédérale de santé publique du pays.

Au total, plus de 131,2 millions de personnes ont reçu au moins une injection et les autorités prévoient d'autoriser dès lundi tous les citoyens à se faire vacciner.

La suspension de Johnson & Johnson n'aura pas d'impact sur le rythme de la campagne car il ne représente qu'une petite partie des vaccins utilisés. "Il y a suffisamment de vaccins pour chaque Américain, c'est tout à fait indiscutable", avait assuré mardi le président Joe Biden.

Canada

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a annoncé dimanche dans une vidéo postée sur Twitter que le gouvernement fédéral allait envoyer des renforts en Ontario pour aider la province la plus peuplée du pays à lutter contre une violente troisième vague de Covid-19.

Nouveau record de décès au Pérou

Les autorités ont enregistré pour la première fois plus de 400 morts du Covid-19 en 24 heures au Pérou, durement touché par le variant brésilien du coronavirus, a annoncé le ministère de la Santé. Au cours des dernières 24 heures, 433 décès ont été recensés, ce qui porte le bilan total à 57.230 morts en 13 mois d'épidémie, a indiqué le ministère.

Les nouvelles contaminations ont atteint 7.131 pendant la même période, soit un total de 1.704.757 cas enregistrés au Pérou, un pays de 33 millions d'habitants.

Le chiffre le plus élevé de décès quotidiens était auparavant de 384 et il datait du 10 avril.

Le Pérou affronte actuellement une seconde vague de l'épidémie qui porte les hôpitaux aux limites de leur capacité. Il y a en ce moment quelque 15.000 patients hospitalisés dont plus de 2.600 en soins intensifs.

De plus les services saturés manquent d'oxygène et la campagne de vaccination ne progresse que lentement.

Le ministre de la Santé, Oscar Ugarte, a précisé qu'à Lima 40% des contaminations sont dues au variant brésilien.

Le gouvernement a rétabli à partir du 25 avril un confinement dominical obligatoire à Lima et dans 41 des 196 provinces péruviennes, principalement dans la région andine et sur la côte du Pacifique.

Argentine

Un tribunal de Buenos Aires s'est prononcé dimanche contre la suspension des cours en présentiel dans les écoles de la capitale argentine, qui avait été décidée par un décret présidentiel pour tenter d'endiguer la flambée de l'épidémie de Covid-19.

L'Argentine a reçu dimanche une livraison de 864.000 doses du vaccin AstraZeneca en provenance des Pays-Bas dans le cadre du système Covax et de l'accord passé avec l'OMS.

Le Venezuela

Le Venezuela va compléter la semaine qui vient le paiement total de 120 millions de dollars pour 11,3 millions de doses de vaccins anti-Covid-19 à travers le système Covax de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour les pays défavorisés, a annoncé dimanche le président Nicolas Maduro.

ASIE

Inde : New Delhi confinée pour une semaine

Les autorités de New Delhi vont imposer à partir de lundi soir aux 20 millions d'habitants de la capitale indienne un confinement d'une semaine pour contenir la flambée de cas de Covid-19 et réduire la pression sur les hôpitaux.

L'Inde a recensé lundi un nouveau record de nouvelles contaminations: 273.810 cas sur 24 heures. C'est le cinquième jour d'affilée que le pays franchit la barre des 200.000 nouveaux cas.


A Delhi, ville la plus touchée dans le pays qui compte 1,3 milliard d'habitants, plus de 25.000 cas ont été recensés sur 24 heures. Près du tiers des personnes testées étaient positives.

"Le système de santé de Delhi est au point de rupture. La situation du Covid-19 est grave", a déclaré le chef du gouvernement local Arvind Kejriwal.

"Si nous n'imposons pas maintenant un confinement, nous allons au devant d'une catastrophe encore plus grande. Un confinement va débuter ce soir, jusque lundi prochain", a-t-il dit.

M. Kejriwal a précisé que les commerces allaient fermer et que les déplacements ne seraient autorisés que pour les personnes accomplissant une fonction jugée essentielle.

"Le confinement ne mettra pas un terme à la pandémie mais il la ralentira. Nous allons profiter de cette semaine de confinement pour améliorer la situation dans les hôpitaux", a-t-il dit, ajoutant que le système de santé était "sous pression" et "proche de ses limites".

Des restrictions similaires ont déjà été décrétées ailleurs dans le pays, notamment dans les Etats de Maharashtra (ouest), où se trouve la capitale financière Bombay, et du Tamil Nadu (sud).

Fidji

Deux des principales villes des Fidji sont confinées lundi après que l'archipel eut enregistré son premier cas de contamination locale au Covid-19 en douze mois de pandémie, ont annoncé dimanche les autorités.

Israël achète encore des millions de doses de vaccins Pfizer

Israël a signé lundi un accord avec le géant pharmaceutique américain Pfizer permettant à Israël d'obtenir de nouveau des millions de doses du vaccin contre le Covid-19, selon un communiqué conjoint du bureau du Premier ministre et du ministère de la Santé.

Près de cinq millions d'Israéliens, soit plus de la moitié de la population, ont reçu deux dose du vaccin Pfizer-BioNTech, selon les statistiques du ministère de la Santé publiées lundi.

"nous avons signé un accord avec Pfizer pour acquérir des millions de doses de vaccin qui vont nous permettre de continuer à lutter contre le corona jusqu'à la fin 2022", annonce le communiqué.

Pays de 9,2 millions d'habitants qui mène depuis fin décembre la plus intense campagne de vaccination au monde, Israël est sorti progressivement de son troisième confinement début février.

L'obligation de porter un masque dans les lieux publics a été levée dimanche.

AFRIQUE

La RDC lance sa campagne de vaccination contre le Covid-19 avec AstraZeneca

La République démocratique du Congo a lancé lundi sa campagne de vaccination à Kinshasa lors d'une cérémonie officielle largement destinée à dissiper les doutes et méfiances autour du vaccin AstraZeneca, avec des officiels congolais et des diplomates, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Il y a plus d'avantages que d'inconvénients à se faire vacciner", a déclaré le ministre de la Santé Eteni Longondo, parmi les premiers à recevoir une injection à la Faculté de médecine de l'Université de Kinshasa.

Le ministre a été suivi par l'ambassadeur de l'Union européenne en RDC, Jean-Marc Châtaigner, et le coordonnateur des affaires humanitaires des Nations unies en RDC, David McLachlan-Karr.

"C'est un geste volontaire important. Un geste de solidarité vis-à-vis des autres", a déclaré à l'AFP M. Châtaigner, parlant d'un "vaccin efficace".

La méfiance envers le vaccin est répandue en RDC. De nombreuses théories du complot sont régulièrement partagées sur les réseaux sociaux.

La méfiance a pu être accrue par "la communication malheureuse autour d'AstraZeneca en Europe", souligne un responsable congolais de la santé publique.

Dans le cas d'AstraZeneca comme de Johnson & Johnson, des soupçons sont nés dans plusieurs pays occidentaux après des cas de thromboses (formation de caillots sanguins) chez quelques personnes vaccinées.

La RDC avait d'ailleurs reporté "par précaution" le lancement de sa campagne de vaccination initialement prévue le 15 mars. Ce report avait été décidé après la suspension par d'autre pays de l'utilisation du vaccin AstraZeneca.

Après étude, l'équipe d'experts congolais "a rassuré que le vaccin AstraZeneca déjà disponible en RDC ne présente aucun inconvénient sur la population", selon le ministre de l'Intérieur Gilbert Kankonde.

"La vaccination sera volontaire et la priorité sera accordée au personnel soignant, aux personnes vulnérables souffrant des maladies chroniques et à toutes les personnes exposées à un flux important dans l'exercice de leur travail", avait-il indiqué mercredi.

La RDC -plus de 80 millions d'habitants- a reçu 1,7 million de doses du vaccin AstraZeneca dans le cadre du dispositif Covax, qui vise à fournir cette année des vaccins anti-Covid à 20% de la population de près de 200 pays.

La RDC a officiellement enregistré 28.956 cas de Covid-19, dont 745 décès depuis le début de l'épidémie, d'après le dernier bilan publié dimanche.