Europe

Allemagne

Les Allemands qui ont été entièrement vaccinés contre le coronavirus ou qui en sont complètement guéris pourront bénéficier de plus de libertés dès ce week-end, a décidé à une large majorité le Bundestag, la chambre basse de l'assemblée parlementaire en Allemagne, jeudi après-midi.

Les personnes entièrement vaccinées contre le Covid-19 et celles guéries de la maladie seront soumises aux mêmes règles qui s'appliquaient déjà aux citoyens qui pouvaient présenter un test négatif.

Elles pourront également se rencontrer en privé sans restriction et ne compteront pas comme participant supplémentaire lors de rencontres avec des personnes non vaccinées.

La ministre allemande de la Justice Chrisine Lambrecht a salué une "étape importante". "En attendant, la lutte contre la pandémie doit se poursuivre", a déclaré la sociale-démocrate.

Le Bundesrat, la chambre haute du parlement, devrait se prononcer vendredi de manière favorable sur ces assouplissements.

Suède

Avec 1.002.121 cas de coronavirus enregistrés depuis le début de la pandémie, le pays scandinave se rapproche des 10% de la population ayant contracté le virus (9,85%), selon les données officielles compilées par l'AFP.

Avec un taux d'incidence proche de 700 nouveaux cas pour 100.000 habitants au cours des 14 derniers jours, la Suède est actuellement le pays avec le plus de nouveaux cas en Europe derrière Chypre, selon les données de l'OMS, même si la tendance est à une légère baisse.

Malgré cette forte troisième vague en nombre de cas, la hausse du nombre de morts évolue nettement plus lentement ces dernières semaines, avec 156 décès au cours des sept derniers jours.

Le bilan total depuis de début de la pandémie a atteint jeudi 14.158 morts, plaçant la Suède en milieu de classement en Europe, mais nettement au-dessus de ses voisins nordiques comme la Finlande, la Norvège et le Danemark.

Les statistiques européennes sur la mortalité montrent également que la Suède a eu une surmortalité inférieure à la moyenne européenne en 2020.

La Suède s'est distinguée dans la crise du coronavirus par l'absence de confinement et une stratégie reposant sur des recommandations plutôt que des mesures coercitives, avec un recours très restreint aux masques dans l'espace public.

Malgré des nouvelles mesures fin 2020, avec par exemple la fermeture des bars et restaurants à 20h30, le pays reste comparativement moins strict qu'ailleurs en Europe face au virus.

Si la stratégie suédoise a suscité la controverse, la multiplication des confinements ailleurs en Europe a aussi redonné du crédit à une stratégie qui se veut un "marathon" et veut prendre en compte l'état mental et sanitaire de la société dans son ensemble.

France

La vaccination contre le Covid-19 est désormais ouverte aux mineurs de 16 et 17 ans atteints de certaines maladies qui leur font courir un "très haut risque de forme grave", selon des instructions du ministère de la Santé publiées jeudi.

Ils pourront recevoir le vaccin de Pfizer/BioNTech, le seul autorisé à ce stade pour les 16-17 ans. Jusqu'à présent, les seuls mineurs à qui la vaccination était ouverte étaient ceux âgés de 16 et 17 ans proches de personnes immunodéprimées.

"Les personnes de 16 et 17 ans souffrant d'une pathologie à très haut risque de forme grave de Covid-19 sont autorisées, à compter de ce jour, à se faire vacciner avec le vaccin Pfizer-BioNTech en centre de vaccination", est-il écrit dans une note de la Direction générale de la santé (DGS) transmise aux soignants, publiée jeudi sur son site internet et dont a d'abord fait état le quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France.


La liste des pathologies "à très haut risque de forme grave de Covid" avait précédemment été établie par les autorités sanitaires pour d'autres classes d'âge plus élevées.

Elle comprend notamment les cancers en cours de traitement, les maladies rénales chroniques sévères, les transplantations d'organes, la mucoviscidose, la trisomie 21 ou certaines maladies rares.

Au total, le nombre de majeurs concernés par ces pathologies est de 800.000.

Ces derniers jours, le gouvernement a élargi la liste des personnes éligibles à la vaccination, pour accélérer la campagne.

Elle est ouverte depuis samedi aux 18-50 ans atteints de certaines comorbidités, mais une déclaration suffit et une prescription médicale n'est pas demandée.

Le président Emmanuel Macron a indiqué vendredi dernier que la vaccination serait ouverte à tous les majeurs sans condition à partir du 15 juin.


Amérique

Argentine

L'Argentine a battu mercredi son record de décès du Covid-19 depuis le début de la pandémie, avec 633 morts enregistrés en 24 heures, a annoncé le ministère de la Santé. Le précédent record était de 561 morts quotidiens le 29 avril.

Avec 65.865 décès au total, soit un taux de mortalité de 1.422 par million d'habitants, l'Argentine est le sixième pays d'Amérique latine le plus endeuillé proportionnellement à sa population (30e au niveau mondial).

Quelque 24.079 nouveaux cas ont été recensés ces dernières 24 heures, pour un total de plus de trois millions dans ce pays de 45 millions d'habitants.

Depuis la mi-avril, le gouvernement a renforcé les mesures visant à réduire la circulation des personnes pour tenter de freiner la propagation de la maladie, qui semble atteindre un plateau avec une moyenne d'environ 25.000 nouveaux cas quotidiens.

Selon le ministère de la Santé, le pourcentage de lits occupés en unités de soins intensifs est de 68,2% à l'échelle nationale, un taux qui atteint 75,9 % dans la zone métropolitaine de Buenos Aires, où vivent 15 millions de personnes.

L'Organisation panaméricaine de la santé (OPS) a alerté mercredi sur le fait que les hôpitaux sont "dangereusement saturés". Elle a mis en garde contre l'augmentation des hospitalisations et des décès de jeunes adultes.

Quelque 7,36 millions de personnes ont reçu une première dose des vaccins administrés en Argentine, tandis que 1,16 million ont déjà reçu deux doses.

Asie

Inde

'Inde a enregistré un record de près de 4.000 décès dus au Covid-19 et 412.000 nouvelles contaminations en 24 heures, selon des données officielles publiées jeudi.

Les chiffres du ministère de la Santé font état de 3.980 décès et de 412.262 cas quotidiens, portant à 230.168 morts et 21,1 millions contaminations recensés au total en Inde depuis le début de la pandémie.

Des chiffres que certains experts estiment largement sous-évalués.

Ce nouveau record fait suite à plusieurs jours de baisse du nombre de cas qui avaient fait espérer que cette recrudescence catastrophique pourrait s'atténuer.

Après avoir atteint un sommet de 402.000 contaminations quotidiennes vendredi dernier, les jours suivants ont témoigné d'un léger recul à 357.000 avant d'augmenter à nouveau mardi.

La violente augmentation du nombre de cas depuis la fin mars a submergé les hôpitaux, avec des pénuries fatales de lits, de médicaments et d'oxygène. Le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi se refuse à ordonner un confinement généralisé, mais plusieurs régions, dont la capitale New Delhi, les Etats du Bihar et du Maharashtra, se se sont eux-mêmes confinés.

Selon les spécialistes, le pire serait encore à venir avec un pic épidémique qui pourrait n'être atteint que d'ici plusieurs semaines.

K. Vijay Raghavan, principal conseiller scientifique du gouvernement indien, a averti mercredi soir qu'un "3e épisode était inévitable étant donné les niveaux élevés" de contaminations actuels.

"Mais on ne sait pas exactement à quel moment ce troisième épisode se produira. Nous devons nous préparer à de nouvelles vagues", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Le gouvernement essuie de plus en plus de critiques au regard de la situation dramatique à laquelle le secteur de la santé est confronté avec des malades en détresse respiratoire agonisant aux portes des hôpitaux saturés, à court d'oxygène et de denrées médicales essentielles.

Des cargaisons d'aide médicale d'urgence, comprenant des générateurs d'oxygène et des respirateurs ont afflué ces dix derniers jours notamment en provenance des États-Unis, de Grande-Bretagne, de toute l'Europe.