ASIE

Philippines:

Les protocoles de quarantaine ont été assouplis vendredi aux Philippines pour les voyageurs internationaux qui ont été pleinement vaccinés contre le Covid-19. Toutefois, les touristes ne sont toujours pas autorisés dans l'archipel asiatique. Les voyageurs pleinement vaccinés ne devront plus observer qu'une quarantaine de sept jours contre les dix exigés auparavant, a confirmé le porte-parole de la présidence, Harry Roque.

En l'absence de symptômes durant la quarantaine, ils seront autorisés à se rendre à leur destination à l'issue de cette isolation. Un test PCR ne sera requis que si des symptômes sont constatés.

Japon:

Le Japon a annoncé vendredi qu'il allait faire don de 1,24 million de doses de vaccin à Taïwan, confronté à une flambée de cas de coronavirus et accusant la Chine d'entraver ses efforts pour obtenir des vaccins. "Nous avons reçu de la part de plusieurs pays et régions des demandes pour leur fournir des vaccins", a déclaré le ministre des Affaires étrangères nippon, Toshimitsu Motegi.

"A ce stade, nous avons terminé les préparatifs pour répondre à la requête de Taïwan. Nous allons leur envoyer gratuitement 1,24 million de doses de vaccins d'AstraZeneca produits au Japon", a-t-il ajouté, précisant que les doses arriveraient à Taïwan vendredi.

Taïwan, qui connait une forte hausse des cas de Covid-19, a exprimé sa gratitude, soulignant que les deux voisins "partageaient les valeurs universelles de la liberté et de la démocratie".

Bahreïn:

Le Bahreïn a exhorté jeudi ses habitants à prendre une injection de rappel du vaccin anti-Covid-19 Sinopharm ou d'opter pour le vaccin Pfizer. Bien que menant l'une des campagnes de vaccination les plus rapides au monde, le royaume est frappé par une nouvelle vague de coronavirus. Le petit pays du golfe Persique enregistre depuis deux semaines des nombres records de cas et de décès liés au Covid-19.

"Nous appelons tout le monde à prendre une injection de rappel, qui a pour rôle de renforcer le système immunitaire en développant des anticorps", a expliqué un membre du groupe de travail national en charge de la lutte contre le virus.

AMERIQUE

Colombie:

La Colombie a enregistré jeudi 545 morts du Covid-19 en 24 heures, son record depuis le début de l'épidémie, et a dépassé le seuil des 90.000 décès à ce jour, en pleine crise sociale contre le gouvernement. Dans son dernier rapport, le ministère de la Santé a indiqué que le nombre de morts depuis le début de la pandémie en mars 2020 s'élevait à 90.353, alors que les contaminations dépassent les 3,4 millions de cas, après un record de 28.624 cas au cours de ces dernières 24 heures.

La Colombie subit une troisième vague de l'épidémie de Covid-19, avec un nombre de cas mortels parmi les plus élevés depuis le début de la pandémie. Le gouvernement de Ivan Duque attribue en partie cette hausse aux manifestations qui secouent le pays depuis le 28 avril ayant fait près de 60 morts.

EUROPE

Royaume-Uni:

L'agence britannique des médicaments a étendu jeudi l'autorisation d'utiliser le vaccin contre le Covid-19 de Pfizer/BioNtech aux jeunes âgés de 12 à 15 ans, après un "examen rigoureux concernant sa sécurité".

"Nous avons soigneusement examiné les données des essais cliniques chez les enfants âgés de 12 à 15 ans et avons conclu que le vaccin Covid-19 de Pfizer/BioNTech est sûr et efficace dans ce groupe d'âge", a déclaré dans un communiqué la directrice générale de la MHRA, June Raine, affirmant que "les avantages de ce vaccin l'emportent sur tout risque".

Russie

Le président russe Vladimir Poutine a appelé vendredi ses compatriotes à se faire vacciner contre le Covid-19, tout en souhaitant que des étrangers viennent le faire en Russie, où la campagne d'immunisation est à la traîne. "Je veux demander à nos concitoyens de saisir cette opportunité" de se faire vacciner gratuitement, a-t-il plaidé lors du forum économique de Saint-Pétersbourg (SPIEF), avant d'ordonner à son gouvernement de travailler à "l'organisation des conditions d'une vaccination payante des étrangers dans notre pays".

"Le vaccin russe est reconnu comme le plus sûr", a-t-il assuré, expliquant que seulement 10% de la population mondiale a été vaccinée jusqu'à présent tandis que "des centaines de millions de personnes n'ont pas accès aux vaccins".

"Tant que nous n'aurons pas un accès généralisé aux vaccins (...) sur tous les continents, le risque d'épidémie ne disparaîtra pas", a-t-il poursuivi.

Lors d'une séance de question-réponse, Vladimir Poutine est revenu ensuite sur l'approbation en Europe du vaccin russe Spoutnik V. Il est actuellement en cours d'examen par l'agence européenne des médicaments (EMA), une procédure qui prend trop de temps aux yeux de Moscou.

"Je pense que c'est une course à l'argent de la part de ceux qui produisent ce vaccin dans d'autres pays et veulent exploiter le marché européen, et ils le font avec leur brio habituel, ils sont bons là-dedans", a-t-il assuré.

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz, participant à la discussion en vidéo-conférence, a dit espérer que "l'homologation soit achevée bientôt", selon des propos en russe traduits de l'allemand.

Le maître du Kremlin est déjà monté plusieurs fois au créneau pour appeler ses concitoyens à se faire vacciner, alors que le rythme est très lent à cause surtout d'une méfiance vis-à-vis du vaccin.

Officiellement, près de 11 millions de Russes ont reçu les deux doses nécessaires jusqu'à présent, soit environ 8% de la population.

Selon un sondage réalisé en avril par l'institut russe indépendant Levada, plus de 60% des personnes interrogées ne comptent pas se faire vacciner, malgré des chiffres de nouvelles contaminations qui ne baissent plus depuis plusieurs semaines.

La Russie avait été le premier pays au monde à annoncer avoir homologué un vaccin contre le coronavirus en août 2020, baptisé Spoutnik V, avant même la fin des essais cliniques. Deux autres ont depuis été autorisés, en plus d'une version "légère" du Spoutnik V en une seule dose.

Le pays compterait l'un des pires bilans de la pandémie. Selon l'agence des statistiques Rosstat, environ 250.000 morts lui étaient liées au coronavirus fin mars, soit plus du double du bilan reconnu à ce jour par le gouvernement dans sa comptabilité quotidienne.