"L'annonce d'un nouvel hôpital comme celui d'Isabel Zendal qui ouvre ses portes le 1er décembre est très importante", a déclaré la présidente conservatrice de la région, Isabel Diaz Ayuso.

La région, la plus touchée d'Espagne par l'épidémie de Covid-19, a annoncé lors de la première vague la construction de cet établissement avec un budget de 50 millions d'euros: un projet surnommé "l'hôpital des pandémies".

Il s'agit d'un gigantesque complexe de 80.000 mètres carrés, avec une capacité d'accueil de plus de 1.000 malades en cas de crise sanitaire et doté "d'un système de haute-technologie pour éviter les contaminations", affirme le gouvernement régional.

L'objectif est de soulager le reste du réseau sanitaire de Madrid, dont la saturation pendant la première vague de la pandémie avait poussé à improviser un hôpital de campagne dans un pavillon d'exposition de la ville.

Mais certaines voix se sont élevées contre cet hôpital, mettant en doute la nécessité d'un tel projet avec la crainte qu'il capte des ressources allouées aux autres hôpitaux, notamment en matière de personnel sanitaire.

Compétente en matière de santé, la région n'a en effet pas prévu d'embauches, malgré l'ouverture de l'hôpital.

Il y a deux semaines, l'autorité sanitaire de la région avait lancé un appel pour réunir 669 professionnels des autres centres madrilènes, afin de mettre en route le premier pavillon de l'hôpital.

L'Espagne reste l'un des pays d'Europe les plus affectés par la pandémie, avec plus de 43.000 morts et plus d'1,5 million de cas.